‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 167 sur 558 · L'abbé de lirelcuil (1712- 4. Fine remarque · texte numérisé non relu

L'abbé de lirelcuil (1712- 4. Fine remarque

ment il mérite d'être plus heureux ; je voudrais bien pouvoir lui dire tout ce que j'en pense, mais entre l'arbre et l'écorce il ne faut pas mettre le doi^.

onsciller au parlement de Dijon en 1730, président à morC^r

1741, et enfin premier président en 1775, Charles de Brosses,

un des types les plus accomplis du magistrat d'ancien régime.

gre, laborieux, il a l'esprit de corps au plus haut degré : il

,>se à l'eitrôme la fierté et l'indépendance. Exilé pour avoir

tenu avec trop de chaleur les droits de sa compagnie dans une

relie avec M. de Tavannes, commandant militaire de la pro-

ce, il se trouve chargé l'année suivante de recevoir solennelle-

!ii lit à la tête .des conseillers ce môme commandant, qui reve-

ii;iit de voyage, et voici la harangue dont il le salue.

Monsieur, le roi, seul maître des honneurs, ayant bien voulu

s accorder la plus grande distinction que vous puissiez recc-

1 en cette province, le parlement toujours plein de respect et

soumission pour ses volontés vient, à l'occasion de voire

-ur, exécuter l'ordre de Sa Majesté. x>

On conçoit les sentiments avec lesquels il dut accueillir le

i rlement Maupeou. 11 fut l'un des plus enragés de son corps :

conte qu'il jeta sa robe et sa toque à son valet de chambre en

riant : « Tenez, il n'y a plus que les laquais qui en puissent

: ter. » Il rédigea la protestation de sa compagnie, et lut

ore exilé.

Le président de Brosses avait l'esprit vif, tourné à la raillerie, et môme un peu mordant, sans méchanceté du reste et sans aigreur. Il avait une grande indépendance de pensée, sans pous-

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