Œuvre satirique et hardie d'Usnri Eslieuue
s'être donné de la peine pour en avoir et pour en montrer. Mais après avoir fait un plan tel quel, il a voulu y jeter toutes sortes de choses anomales, et se servir des faits les plus bizarres et les plus suspects pour en tirer des conclusions générales. Convenez pourtant que ce qu'il y a de plus singulier dans son livre, c'est le privilège du Roi. A bon compte, je suis bien ais^ que celui-ci ait passé. Bien d'autres, qui n'ont pas la tête si grosse, passeront après lui. Je ne suis plus en peine de certain traité sur l'ancienneté du culte des dieux Fétiches en Orient*.
.l'attends votre réponse, si le mémoire ci-joint vous agrée. Sinon, voulez-vous acheter ma terre purement et simplement? Je la ferai grande ou petite comme vous le voudrez, soit en joignant divers biens assez considérables, que j'ai aux environs, soit en les laissant isolés. C'est une pièce à tiroir*. Nous obtiendrons bien de l'abbé de Bernis la continuation du privilège'. Il est votre confrère en Apollon. Quoi qu'il arrive de tout ceci, ce que je désire le plus est que le libre Suisse V. veuille bien me conserver autant de bienveillance au'a oour lui d'estime et d'admiration le despotisé B.
M. de Fautrière, retiré à Genève, me fait proposer un échange contre sa terre plus voisine des miennes de Bresse. Mais je n'ai pas une fort grande envie d'avoir affaire à lui.