I. — JEAN-BAPTISTE ROUSSEAU
A Maoemoisem.e de Bar *.
Bruxelles, i3« juillet, dimanche (1738).
J'ai vu le dernier tome du pauvre Rousseau». Il n'y a
plus grand monde au logis, et il n'a presque plus vaillant
«lu renard que la peau dans laquelle il mourra. Il m'a
.'iitretenu longtemps de ses dernières épitres^, d'il y a
«It'uxans, et je lui ai prêté l'attention la plus flatteuse, sans
IIP cela m'ait mérité des représailles quand il a été question
la Métromanie ; on ne peut louer plus sobrement qu'il a
mI*; mais d'un tel payeur on en prend ce qu'on peut. Il
iiiM vante extrêmement ces gens-ci, et préconise à tout
V. nant le zèle et le bon esprit des habitans de cette ville,
<jui, dit-il, depuis l'archiduchesse"* jusqu'au plus petit, se
:it intéressés chaudement à son état. Il ajoute que de braves
lis ont été jusqu'à faire des vœux pour lui à une Notre
lime tenue pour très miraculeuse. Il est si peu vivant qu'il
n'a pu me donner grande foi à cette bonne Vierge; mais
* >mme il se croit mieux peut-être qu'il n'est, et qu'une
1 Marie-Thérèse Quenaudou,née vigny, près de Bar-le-Duc, ce ^,.1 la fit nommer M"* de Bar par la marquise de Mimeure, dont elle était lectrice et demoiselle de compagnie; elle était veuve d'un bourgeois de Paris, quand elle épousa Piron en 1741, et mourut en 1751.