STANISLAS-AUGUSTE PONIATOWSKI
▼emont, avec succès, pour obtenir un meilleur gouvernement, pour compensation de notre démembrement, la calomnie me déclare I complice du démembrement par la bouche de ceux qui s'obstinent à m'imputer le désir du despotisme, toutes les fois que je travaille à faire sortir la Pologne de l'anarchie. Si je négligeais cette occasion où mes tout-puissans voisins se disent disposés à accorder à ce reste de Pologne un meilleur gouvernement, j'en serais responsable au tribunal du bon sens. En attendant que cette diète décide notre sort, je meurs de faim. Vous me direz : vous avez encore près d'un quart de vos revenus. Oui, mais je n'ai pas pu congédier assez de bouches pour suflire ànouirir celles que les calamités font retomber à ma charge. Je dis plus que jamais : Heureux les gens morts! Heureux mon frère qui est mort à Vienne M II souffrirait trop de me voir dépouillé par cet empereur qu'il servait si bien.