‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 391 sur 558 · Le prince Frédéric - Auguste ie Brunswick · texte numérisé non relu

Le prince Frédéric - Auguste ie Brunswick

3. La princesse Elisabeth, fille du duc Ghalps <!<' Brunswick et d'une sœur ae Krédéric TI, avait

épousé le prince de Prusse, qui divorça en 1769.

i. La Révolution française donna raison h Frédéric, du moins pour l'ijclosion .soudaine des talents militaires et politiques

vant pas placés dans un terrain favorable, n'ont pu éclore; ils demeurent étouffés par les ronces et les épines qui les environnent. Tout dépend donc pour nous de ceux qui nous donnent le jour, du temps propice ou défavorable où nous venons au monde, et des évènemens divers dont le torrent nous entraîne dans notre carrière. Si Alexandre le Grand était né après la seconde guerre punique, il aurait trouvé à combattre le^ Romains, tout autrement redoutables que les Pvirsans; si Cromwell était venu au monde du temps de la reine Elisabeth, il n'aurait été qu'un fanatique obscur et ignoré; si le pape Hildebrand* siégeait à présent sur le trône pontifical, il ne disposerait que des tonsures des prêtres, et certainement pas des couronnes des rois. Mais Votre Altesse royale se soucie fort peu de tout cela ; elle pense très sagement que, sans nous embarrasser du hasard qui nous a faits ce que nous sommes, notre devoir est à tous de remplir le mieux que nous pouvons le rôle qui nous est échu. Votre Altesse royale a tn' grande raison , et, ce qui mieux vaut, elle en donne l'exempli Donnez, Madame, longtemps cet exemple à l'Allemagne, et daignez compter toujours parmi le nombre de vos admirateurs celui qui a l'honneur d'être, etc.

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