‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 404 sur 558 · Correspondance de Frédéric II, t. IV · texte numérisé non relu

Correspondance de Frédéric II, t. IV

esprit : il le payait pour cela, et voulait rentrer dans son argent. D'Argens avec ses continuelles infirmités, qui le retenaient au lit, ne gagnait pas sa pension. De là des reproches répétés, dont le marquis se défendait à force de protestations et de certificats. Et puis le roi aimait à railler. « On sait bien, dit Voltaire, qu'il faut soutTrir auprès des rois, mais Frédéric abusait un peu trop de ses prérogatives, x> Pollnitz, Algarotti, D'Argens lui servaient de plastrons. Il n'avait pas toujours la plaisanterie légère ni surtout bienveillante. On pouvait lui répondre : cela passait parfois, mais parfois aussi- on s'attirait de rudes semonces, et de durs rappels au respect de la majesté royale. Pollnitz avala toutes les couleuvres. Algarotti, un bien souple italien pourtant et plat complimenteur, s'en alla mourir en son pays. D'Argens, au bout de vingt-cinq ans, n'y put tenir, et s'en revint en Provence, à la maison paternelle.

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