Voyez les lettres de M"* du Def
fand (p. 376) et de Voltaire (p. 155).
3. Il y a un peu trop de bel esprit et de préciosité dans ce langage. Ce n'est pas là le Montesquieu des Considérations.
i. Grande amie de Mme du Deffand : cf. p. 550, n. 2.
d'envie que vous, de le voir de l'Académie*; car je suis le chevalier de l'ordre du Mérite. Il est vrai qu'à la dernière élection il y eut quelque espèce de composition faite, qui barbouille un peu l'élection prochaine*; mais je vous parlerai de tout cela à mon retour, qui sera vers le 15 ou la fin de novembre. Je suis pourtant bien ici ; mais les hommes ne quittent-ils pas sans cesse les lieux où ils savent qu'ils sont bien, pour ceux où ils espèrent d'être mieux ? J'irai vous marquer ma reconnaissance des choses charmantes que vous nous dites toujours, et qui nous plaisent toujours plus qu'à vous. Je vous félicite d'être chez Mme de Betz'. Nous sommes dans des maisons de môme goût; car je me trouve au miheu des bois que j'ai semés, et de ceux que j'ai envoyés aux airs. Je vous prie de vouloir bien faire mes complimens aux maîtres de h maison, et d'agréer, Madame, le respect et l'amitié la plus tendre.
Au château de la Bréde, le 12 septembre 1751