Le comte de Saint-Germain 1707-1778), après avoir servi à
l'étranger, revint en France et se distinjs;iia dans la guerre de Sopt ans. Minisire de la guerre de 1775 â 1777, il fild'utilcs réformes, mais voulut introduire un peu à la légère dans nos troupes toute la discipline prussienne.
LE PRINCE DE LIGNE
Kiance supportera sans périr tant d'opérations cruelles. M. de Sainl-Germain est un pourfendeur qui va d'estoc et d«' taille; depuis Roland, nous n'avons rien vu de semblable. ... Tout va ici comme il plait à Dieu; le bon sens, la droite raison, le bien public et le particulier sont inconnus; pourvu qu'on fasse des pbrases, on est bon à tout.... Un roi qui veut le bien, mais n'a ni la force ni les lumières pour y parvenir; un ministre* qui était léger et faible à (juarante ans, et que l'âge a encore énervé, qui fait les clioses les plus étranges et se moque de l'opinion ; un M. de Saint-Germain qui a tout renversé et qui ôte à la noblesse l'émulation pour le seul état qu'elle puisse eml)rasser; M. de Vergennes*, qui est bonhomme, que j'aime, mais dont le caractère faible et timide ne peut résister à M. de Maurepas; M. de Sartines, que j'aime encore, mais qui, ministre de la marine, ne connaît pas un bateau; enfin M. de Clugny', qui se charge du plus difficile des (li'partemens sans lumières propres pour s'y- conduire : voilà, Sire, où nous en sommes. La reine* va sans cesse à i'aris, à l'Opéra, à la comédie, fait des dettes, sollicite des procès, s'affuble de plumes et de pompons, et se moque de tout!
LE PRINCE DE LIGNE
Le prince de Ligne, d'une des plus illustres familles des Pays- Das, prit du service à dix-sept ans dans l'armée aiiirichienne, se distingua dans la guerre de Sept ans, devint lieutenant général en 1771, fut chargé en 1782 d'une mission auprès de Catherine II,
I.Le comte de Maurepas (1710- s'applique i défaire l'œuvre de
1781), homme despril frivole et Turgoi, rétablit les eonrées, lac
inconstant. maîtrises, fonda la loterie. 11