Mais il suffit, en italien
2. Tver, sur le Volga, à 176 kilomètres iN.-O. de Moscou, sur la route de Pétersbourg.
3- M. de Cohentzel, le diplomate autrichien, qui signa plus Urd les 'faites de Campo-Formio et de Lu-
néville. — Le ministre de France était le comte de Ségur : cf. p. 650, n. 7. — Le ministre d'Angleterre se nommait Fitz-Herburt.
A. Le comte Jacob Alcxandrowitch Bruce, gouverneur général de Moscou.
CATHERINE II
voyés de France et d'Angleterre vont à tour de rôle avec moi dans mon carrosse à six places ; ils sont tous trois très accommodans, très instruits, n. b.* très gais; le prince Potemkine, le comte Tchernichef, le grand chambellan, le grand écuyer, le comte d'Anhalt et plusieurs autres personnes, en tout seize personnes, composent ma suite, et c'est à qui égayera le plus la compagnie. Nous partons aujourd'hui dimanche après la messe pour Moscou; nous y resterons deux à trois jours et retournerons pour nous embarquer à Borovitchi et pour débarquer à Pétersbourg. Que dites-vous de cette escapade, et que diront les gazettes et les boutonnés* qui me disent mourante?
Ce 14 juin. Me voilà de retour de Moscou et embarquée depuis deux fois vingt-quatre heures sur la rivière Msta, qui doit nous mener demain ou après-demain à Novgorod, par le lac Ilmène, d'où nous entrerons dans la rivière Volkhof, laquelle nous jettera dans le canal de Ladoga, d'où nous entrerons dans la Neva et irons débarquer à Pétersbourg. Vous pouvez juger des dispositions de la compagnie qui est avec moi par la belle production ci-jointe, qui a été composée en conséquence. Il faut rendre justice à M. de Ségur : il est difficile d'être plus aimable et d'avoir meilleur esprit; il paraît se plaire avec nous, et il est gai comme un pinson. Il nous a fait vers et chansons, et nous lui avons donné de la mauvaise prose. Le prince Potemkine est à mourir de rire pendant tout ce voyage, et il parait que tout se met en quatre pour y contribuer. Nous avons le plus beau temps et des situations charmantes.
Le 20 de juin, de Péterhof*. Nous sommes revenus avant hier par la rivière Neva en bateau jusqu'à Pétersbourg, et hier je suis venue par terre ici ; l'ambassadeur et les ministres d'Angleterre et de France ont été remis à leurs