‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 465 sur 558 · Peu français, à force d« brièveté · texte numérisé non relu

Peu français, à force d« brièveté

S'il ne sera pas* près de la France, comment y entrerat-il lionc? Il paraît que ces gens-là voudraient que les aUuuMtHs rôlies leur volassent dans la bouche Dieudonneqiie loul cela ne soit franche poltronnerie, et c'est ce que les malveilians répandent déjà; avec cela, mon ami, on ne va pas bien loin.

Dans ce moment chacun a besoin de ses fonds. Ils en ont eu d'énormes: qu'en ont-ils l'ait? Ils ont vécu grandement, largement, et ont tout mangé, et n'ont fait que de l'eau claire. Au premier moment ils ont eu 8 millions; moi seule, je leur ai fait tenir au-delà d'un million et demi de roubles, la première année.

Fils d'un procureur au Châtelet il fut d'abord clerc de notaire. Sa gaieté, son talent à composer des chansons, des parades ordurières et son adroite bonhomie lui valurent la place de lecteur et secrétaire du duc d'Orléans, avec de gros appointements. Bien différent de ses amis Piron, Gallet et Panard, il eut l'art de faire sa cour aux grands, il sut s'attirer leurs bienfaits et les administrer avec une sage économie. Ses contemporains l'ont cru sans liel : son Journal historique, publié après sa mort est tout plein d'amertume et de malignité. Mais ses Lettre» nous donnent une impression toute différente et très voisine de l'idée que ses amis avaient de lui. C'est un Collé spirituel, sans doute, et malin, donnant volontiers un coup de ^rrllfe au prochain, exécutant Voltaire et Rousseau, mais sans ombre de haine, d'envie ou d'arnmosité personnelle, tout plein de sentiments honnêtes et généreux, sensible et sensé, tin moraliste, et juy^e excellent des œuvres littéraires. Il y a surtout une chaleur de sentiment tout k

1. Le futur esl incorrect. Les étmnu'ers s'y troinpeiil souvent.

Pre.Mjue toMJes les laugues exigeai OU admettent le futur après .si.

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