‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 483 sur 558 · M. Unoir · texte numérisé non relu

M. Unoir

Je ne doute pas, Monsieur, que vous, qui ne m'avez montré que de la bienveillai ce, n'ayez quelques regrets dci désagrémens qu'on vous obv\ge sans doute à me donner; mais il est temps qu'ils finissent. Jamais affaire grave ne m'a causé tant de tracas que la plus folle rêverie de mon bonnet de nuit, qui est cette pièce. Le public de province et de Paris m'accable de lettres auxquelles je ne sais que répondre; je ne sais que dire aux comédiens qui me pressent et me reprochent une négligence que je n'ai point. Je vous supplie de me permettre de vous voir ce soir, à la sortie de la Caisse d'escompte, et, en retirant de vos mains cet ouvrage proscrit pour le rendre à mon portefeuille, de vous assurer du très respectueux dévouement avec lequel je suis, etc.,

Caron de Beaumarchais

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