Si avant de j)uraître uu
monde, «';crivait-el!c 5 Sophie Canncl en 1774, on m'eût donné le choix du gouvernement, je me serais dctenninée par caractère pour une.
république. »
3. Les défenseurs de la monarchie absolue et des privilé.'ïes.
-4. L'abbé Maury (1716-1817), drputé du clergé aux Etats généram plus tard cardinal et archevêque «1 Pai is.
MADAME ROLAND
le terrible Cazalès*, souvent orateur, mais souvent aussi comédien et aboyeur; le ridicule d'Epréménil-, vrai saltimbanque, dont l'insolence et la petitesse finissent par faire rire; l'adroit Mirabeau, plus amoureux d'applaudissemens qu'avide du bien public; les séduisans Lamelli', faits pour être des idoles du peuple, et, malheureusement, pour égarer celui-ci, s'ils n'étaient eux-mêmes surveillés: le petit Barnave\. à petite voix et petites raisons, froid comme une citrouille fricassée dans de la neige, pour me servir de l'expression plaisante d'une femme de l'autre siècle; l'exact Chapelier^, clair et méthodique, mais souvent à côté du principe. Que sais-je encore? l'assemblée faible et se corrompant; les nobles réunis par la complicité pour leurs intérêts, et les patriotes sans ensemble, sans concert pour le succès de la bonne cause. Cependant tout ira, je l'espère, par cette force et cette opinion qui ont tout commencé.
1. Jacques de Cazalès (1752-1805), capitaine de dragons, député de la noblesse, fut avec Maury le principal orateur de la droite à l'Assembiée nationale.
2. DuvaIdEpréménil(174&-1794) s'était fait connaître parla violence avec laquelle il combattit la cour dans le Parlement. Mais après avoir réclamé bruyamment les États généraux, il recula devant la Révolion dont il avait provoqué l'explosion et devint aussi impopulaire qu'il avait été d'abord populaire.
3. Les deux frères, Charles (1757- 1832) et Alexandre (1760-1829) de Lameth avaient fait la guerre d'Amérique. Libéraux, mais allacliés à
la monarchie, ils faisaient partie du club des Feuillants. Liîur aîiié,Théodore (1756-1854), lit partie de l'Assemblée législative.
4. Barnave (1761-1793), né àCrenoble, député du Tiers, défondit la cause des libertés pu4jliques quand il fallut les conquérir, cl la royauté, quand elle fut menucée. 11 acheva de perdre sa popularité quand il i-amena de Varcnncs la famille royale. Sa pitié et sa politesse furent ses crimes.
5. Chapelier, ou Le Chapelier (1754-1794), né à Rennes, prit une grande i)art aux travaux de l'Assemblée nationale; il fil longtemps partie du comité de Conslitutiaa.
LEHRES DU DIX-IIUITIEME SIÈCLE.