‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 62 sur 558 · FRANÇOIS AROUET · texte numérisé non relu

FRANÇOIS AROUET

Cicéron, Mme de Sévigné, Voltaire, voilà les trois grands noms qui dominent la littérature épistolaire, et leurs Con-espondances effacent toutes les autres productions de ce genre par l'ampleur des proportions comme par la perfection de la forme et l'intérêt du fond. Il se trouve — et cela n'a rien d'étonnant pour qui réfléchit un peu sur les conditions où se produisent les œuvres de l'art épistolaire — il se trouve que ceux qui ont laissé le plus grand nombre de lettres sont ceux qui étaient le mieux doués pour les bien écrire. Le recueil des lettres de Voltaire, commencé par ses contemporains même, et encore bien incomplet, malgré toutes les recherches et toutes les publications faites depuis un siècle, est plus volumineux de beaucoup que ceux des lettres de Cicéron et de Mme de Sévigné, et ne leur est point inférieur en mérite, quel que soit, du reste, le jugement qu'on doive porter de l'homme.

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