‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 71 sur 558 · Gagnée en 1692 par le maréchal de Luxembourg · texte numérisé non relu

Gagnée en 1692 par le maréchal de Luxembourg

i. Lo cardinal Alberoni, depuis qu'il avait été chassé d'Espagn*

être à la petite louange très méritée que je lui ai donnée dans cette histoire. Il a vu apparemment la traduction italienne qu'on en a faite à Venise. Je ne serais pas fâché que M. le garde des sceaux* vit cette lettre, et qu'il sût que si je suis persécuté dans ma patrie, j'ai quelque considération dans les pays étrangers. Il fait tout ce qu'il peut pour que je ne sois pas prophète chez moi.

Continuez, je vous en prie, de faire ma cour aux gens ^(' bien qui peuvent se souvenir de moi. Je voudrais bien nui' Pollion de La PopeUnière* pensât de moi plutôt comme les étrangers que comme les Français.

Adieu ; je vous embrasse tendrement. Le temps ne détruira jamais mon amitié pour vous.

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