CONSEILLER AU PARLEMENT DE DUON
Il lui transmet lei méeoDteDtemeQti do Roi.
U Borde, le le ootobre 16*1.
C'est avec déplaisir que je vous donne avis de la mauvaise satisfaction que le Roi a de vous, touchant la contravention que vous avez faite à ses défenses des mauvais livres qui viennent des pays étrangers, et je ne t>uis mieux vous faire connaître les sentiments de Sa Mcyesté sur cela, suivant qu'elle me l'ordonne, qu'en vous envoyant la copie de son ordre. Si vous étiez i portée de pouvoir vous entretenir avec moi de cette affaire qui est pourtant finie à votre égard , je vous prierais que nous le pussions faire ; mais je pars demain d'ici pour Dqon, où je serai seulement trois jours, et aller de là à Chamesson. Cependant s'il y a quelque chose à faire de ma part pour votre satisfaction en rendant compte de mou ordre, je le ferai avec plaisir, et différerai quelqu(»s jours par cette raison à écrire ; au surplus je ne doute pas après ce que vous verrez de la volonté de Sa Majesté que vous ne vous y conformiez avec soumission. Je suis véritablement. Monsieur, votre etc.
BRULART
CDXCIII
BRULART A PONTGHARTRALN.
Le conieiller Fyot de Lamarche recomudt sa foule et fait adresser des excuses
au Roi.
Le 20 oetobre 1691.
MONSIEUH,
La faute de M. Fyot de Lamarche, coiiseiller en ce Parlement, d'avoir été trop corieux des livres défendus qui viennent des pays étrangers est considérable, et je lui ai fait connaître le juste mécontentement qu'a Sa Majesté de sa conduite suivant Tordre que vous m'avez fait Thonneur de m'en donner, à quoi j'ai ajouté l'obligation qu'il vous a de l'avoir portée à se contenter de lui en faire faire une simple réprimande. Il l'a reçue avec un repentir qui m'a paru très sincère, et je suis persuadé qu'il l'est effectivement, ayant beaucoup de douceur et de raison et étant d'une famille que j'ai toujours vue très attachée et affectionnée au service de Sa Majesté. M. l'abbé Fyot, l'oncle, qui a été longtemps son aumônier ordinaire, homme de beaucoup de mérite, et qui a toujours la même passion pour elle, me l'a amené lui-même avec de grands regrets de la faute de son neveu. Au fond comme c'a été une simple curiosité qui n'a pas été remplie et qui même aurait été sans suite chez un homme naturellement sage et tranquille, dont les biens considérables sont d'ailleurs une manière de sûreté de sa conduite, ils supplient Sa Majesté et vous. Monsieur, d'avoir la bonté de tout oublier et de regarder seulement ce qui s'est passé comme un manque de réflexion sans aucun mauvais dessein dont M. de Lamarche n'est pas capable, et enfin de tout oublier sous la protestation qu'il fait de joindre à l'avenir beaucoup de circonspection à son affection et à sa fidé- Uté au service de Sa Majesté. Je suis, avec mon respect ordinaire. Monsieur, votre etc.
BRULART
CDXCIT
BHULART AU CHANCELIER.
lËÊt en Teste par des créaacien d*iiiie cbirge de cbeTilier dlumneiir an Pirlemeat; le Corpt récUne poor qaoÊ ne radjage qs*à n noMe de hante extractiOD.
U Borde, le 13 juillet \69i.
MoifSEIGNSUR,
Le Parlement de Dijon ayant été créé avec des charges de chevalier dlionneur pour être portées par des gentilshommes d'une extraction iUastre, elles ont toujours été remplies par des personnes~de dignité, sinon une fois ou deux an plus qu'il s'y en est vu de moins marquées. C'est ce qui obligea la Compagnie^ il y a dix ou douze ans, de faire un arrêté portant ces termes : « Qu'à l'avenir il ne serait reçu dans les charges de chevalier d'honneur que des gens d'une naissance illustre et de la plus haute noblesse, ou qui eussent été, ou leur famille, honorés de dignités.» Le Parlement vous supplie très humblement. Monsieur, de vouloir maintenir ce règlement, et s'il se présente quelqu'un à vous pour une de ces charges qui est vacante et dans une direction des créancier? qui l'olfrent à tout le monde , de vouloir avant toute chose faire examiner s'il sera de la qualité désirée par ce rcj^lement. Vous voyez qu'il ne sufBt pas d'être gentilhomme, mais qu'elles demandent une noblesse distinguée qui soit audessus de la noblesse ordinaire ; ce qui leur sera aisé de trouver s'ils en font un prix raisonnable , y ayant plus de vingt-cinq on trente familles dans le ressort qui peuvent fournir des sujets convenables à la Compagnie. Le Parlement vous fait cette très humble prière pour le maintien de sa dignité, et croit que le Roi et vous, Monseigneur, voudrez bien en même temps considérer la haute noblesse à qui ces emplois-là sont destinés. Au surplus, j'ai si peu d'occasions de me renouveler dans l'honneur de votre souvenir, que j'embrasse avec joie celle-ci, pour me donner celui de vous confirmer l'assurance sincère et parfait respect
avec lequel je suis, Monseigneur, votre etc.
BRULART
CDXCV
LE CHANCELIER A BRLLART.
Réponse k la précédente.
Versailles, le 21 juillet 1692.
Monsieur , J'ai reçu votre lettre du 13 de ce mois touchant la charge de chevalier d'honneur qui est vacante au Parlement de Dijon. Lorsque le Roi aura à nommer quelqu'un pour la posséder, je représenterai à Sa Majesté les raisons qni sont contenues en votre lettre et ce que le Parlement a autrefois réglé sur ces charges. Mais comme elle.<^ n'ont été établies dans aucune des Cours supérieures du royaume que pour être possédées par des gentilshommes, il serait peut-être difficile d'exécuter si rigoureusement le règlement qu'a fait le Parlement de Dijon , et de rencontrer des sujets qui voulussent ou pussent les remplir, ce qui serait préjudiciable aux intentions de ceux qui les possédaient. Je suis, Monsieur, votre etc.