‹ Choix de lettres inédites, écrites (volume 2)Chapitre 51 sur 131 · CCLXXXVII · texte numérisé non relu

CCLXXXVII

BOUCHU A COLBERT (i).

n lai fait connaître ob arrêt do Pirlemeot de Dole , qui défend loot des peines té- ▼ères aux Comtois d*acbeter des vins en Bonrgofne, et demande^ ptr réciprocité, d^angmenter les droits d*entrée de lears bestiaox en France.

MOKSIEOt ,

.... Les habitants du pays de Bresse m'ont fait de grandes plaintes d'un arrêt du Parlement de Dole qui défend à tous les habitants

(1) Ardores de rEmpire.

dn Comtitr de ^jarraxa^^ ««jttf d-^ zrosses peines, d'acheter des

lin* eu Fmy:^, cur çs^ fcei oli«**rri?r hzoiireii5einent(l). Néan-

moms ils j d^uzièsii t jos ievr? bLtrs> . desquels faisant meilleur

marehê . le:^ luSrjiit* de la Be>=?s« où ils le:? rendent, ne san-

nient Tendre le? i««R qai lear deiDe«rent inntfles, et l'argent

le plB< clair «on de France. Ik fooi la même chose ponr les bes-

tianx. et le$ ha/ogh^rs de Lto4i qui avaient aeeootnmé de se

fimmir en Bresse nV en prennent pins, et les Tout acheter au

Comté. Je cpjtç qse. pocr ranedier à ce demiâ' désordre, tous

«¥iez ordonne anx fermiers des traites foraines de prendre par

hœnf entrant dans le rvryacme troê Urres cinq sols, ce qalls

ont exécnté qneiqne temps: mais à |«êàent ils ne prennent plus

que qninxe sols, et Tnn de leurs commis a dit qne sa recette ne

produisait que trob cent lîrrrs qnand fl prenait trois livres cinq

sols, et qn'die produit sept cents lirres depuis qnll ne prend

pins que quûue sois. Voi^ Toyex. Monâenr. qu*à ce compte-là,

par ce seul passage . il sort plus de trob cent miDe livres du

loyaume, qui se {«ortent an Comte, et cependant tous les bes-

tîanx demeurent en Bresse, sans que les habitants on retirent

aucun avantasp....

BOUCHU

CCLXXIVni

CoLBERT A BLirCHU.2.

Lxhit àes Uês es BresK «s: iëfe»â« psr W Puieaeit àt Doèe au sij«u de soo

nsssicr: , socs ^^^e ai :xt\,

Mo5SiEni .

Il aurait t- te bon que vous m'eussiez envoyé une copie de Tarrèt du Parlement de Dole qui défend à tous ceux de son ressort,

,1 . Antérieuivment déjà la m^^me C(:*aipaânK ariit «If^feodu. sous peine de mort, aux CL>mU4à d'at-heter de» blé» eu Bourgogne. Nous j<:4gnoQâ d-après cette leUre êcriU; en 1663.

(1) ArchiTes de FEmpire.

sous peine de la vie, d'aller acheter des blés en Bresse, afin qu'en ayant une littérale en main, l'on pût se plaindre à l'ambassadeur d'Espagne de cette contravention à la liberté du commerce qui a toujours été ouvert entre les deux Bourgognes, même pendant la guerre.

COLBEttï.

CCLZXXIX

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