‹ Choix de lettres inédites, écrites (volume 2)Chapitre 6 sur 131 · M0:CS£1U5ELK · texte numérisé non relu

M0:CS£1U5ELK

J'ai reçu des marques de la protwtion de Votre Ëminenre par la lettre qu'elle ma fait Ihonnenr de m'écrire, dont je lui ronds très humbles tçiâcos. Je la dois avertir que M. d'Epemon me lit dire hier, en ces propres t«M*mes, qu'il ne pouvait souffrir que M. le comte de Tavannes, mon cousin, vint à Dijon tant qu'il y serait, et que, s'il y venait, il eu arriverait quelque chose de

très fàrheux pour lui , ot me priait de le lui faire savoir. Je demandai à son envoyé s'il lui était suspect pour le service du Roi et quelle était sa disgrâce , et ayant su qu'il ne se plaiguait de lui que parce qu'il était dans les intérêts de M. le comte de Montrevel son parent de trois côtés , je répliquai qu'il m'était fâcheux qu'on me demandât d'autoriser le bannissement d'un homme de cette condition de la capitale de la province , que je croyais que M. d'Epemon changerait de sentiment, que je l'assurais que M. de Tavannes le ferait prier d'agréer qu'il lui rendît ses devoirs et que, s'il ne voulait pas le voir, il ne ferait aucune chose que de solliciter deux procès de cinquante mille écus qui l'appellent ici nécessairement; que je ne pouvais m'imaginer qu'il voulût faire violence à un homme qui est sous la protection du Roi, puisqu'il est aux pieds de sa justice, et que si toutes ces raisons , qui sont des lois qui ne peuvent être violées par qui que ce soit du royaume, étaient toutefois trop faibles à son égard , je le priais de faire quelque chose à ma considération et de trouver bon qu'il vhit ici en sûreté. Il témoigna ne vouloir pas se rendre à cette prière. Votre Ëminence jugera la conséquence de sa prétention. Je crois qu'elle demeurera d'accord que, choquant la liberté de demander justice, l'autorité du Roi en est blessée et que ces sortes de proscriptions ne peuvent être aucunement approuvées. Je suis obligé de l'en avertir comme d'une chose très importante , et de la supplier de me prescrire comme je me dois conduire en cette occasion, où le service du Roi et l'honneur de la justice sont mtéressés (1), ne pouvant recevoir des lois que d'elle, puisque je suis entièrement etc.

BRULART

1) Celle affaire n'eul pas d'aulre suite, le duc d'Epemon ayant levé la d^fen«e qu'il avait faite.

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BRULA RT A LA VRILLIÈRE

Réclamation an nom do Parlement , touchant l*arrestation d'on gentilhomme ,

ordonnée par le duc d*Epemon.

Dijon, le 11 jniUet 1657.

MONSIEUB ,

J'ai reçu la lettre du 6 du courant, qu'il vous a plu m'écrii*e, et celle du Roi à Tadrcsse des sieurs Millière et Pouffier, dont je vous ai des obligations d'autant plus grandes qu'elle servira beaucoup pour la conservation d'un droit important et qui est attaché à ma charge, auquel on a voulu faire brèche. Je connais en cela , Monsieur, la protection dont vous mlionorez , et les marques que vous m'en avez doimées eu cette occasion demandent de moi une reconnaissance toute nouvelle a laquelle , je puis vous l'assurer, je ne manquerai pas.

Un gentilhomme qualifié de cette province , nommé M. de Rouvray, fut aiTèté par M. d'Epemon dimanche au soir, et à riustant mené par ses ordres au Château de cette ville. Les gens du Roi demandèrent hier l'assemblée des Chambres sur ce sujet, et nous ayant dit qu'il était accusé d'avoir fait signer un papier à quelques gentilshommes pour la conservation des droits de la noblesse, et qu'on faisait courir le bruit qu'il y avait eu des assemblées pour cela et que le serWce de Sa Majesté y pouvait être intéressé, ils requirent que ce prisonnier fût ouï par deux commissaires du Parlement , et qu'avant que d'aller au Château ils allassent voir M. d'Epemon pour conférer avec lui sur le sujet de cet emprisonnement et lui demander des instructions pour procéder à son interrogatoire. Le Parlement a seulement député deux conseillers pour lui parler de cette affaire et l'inviter de venir au Palais pour en délibérer avec la Compagnie ; son incommodité Ta empêché d'y venir aujourd'hui et l'assemblée a été remise â vendredi. Vous savez. Monsieur, que rordonnance

veut qu'après viii^t-quatn* hnuros les prisonniers soient ouïs ; il a éW* ainsi pratiqué à l'égaril de ceux qui ont été mis au Cliât*\iu pour crime d'Etat, par ordre des gouverneurs qui ont précédé M. d'Epernon, et lui-même dit qu'il en renverra la connaissance au Parlement.

Pour le fond de l'affaire, j'ai su que douze ou quinze gentilshommes étant fâchés de ce que celui qui du corps de la noblesse était élu tous les trois ans ne parvenait à cette élection que par des voies contraires à leurs privilèges, qui leur donnent le pouvoir de faire le choix , ils ne pouvaient souffrir qvf» M. d'Epernon continuât davantage de faire pai* son autorité ce qpi'iis doivent faire eux-mêmes avec une entière liberté, et que, pour y remédier, ils avaient fait un acte par lequel ils promet^talent de faire à l'avenir cette élection suivant le droit qu'ils en ont. J'ai essayé d'en avoir une copie pour vous l'envoyer, ne sachant pas si vous en aurez déjà vu uni» ; mais je n'en ai pu encore recouvrer. Le sieur de Rouvray, prisonnier, est dépositaire de l'original, qui devait être signé de la plupart des gentilshommes. Il l'a dit même à M. d'Epernon et a pourtant refusé de le lui domier, sinon du consentement de ceux qui ont signé. Il aurait été à propos de traiter cette affaire un peu plus doucement, n'y ayant pas un seul de tous ceux qui y sont compris qui ne l'avoue volontiers, au lieu que la prison de ce gentilhomme, qui est de qualité et considérable par sa naissance et par son bien, fait éclat et oblige le Parlement de faire son devoir qui est d'en prendre connaissance. C'est, Monsieur, ce qui nous appai*tient et qu'il est important au Roi de nous conserver, à moins qu'il voulût s'en réser\'er la connaissance. Mais comme il ne le fait que pour des raisons importantes et d'Etat, je crois que vous ne trouverez pas mauvais qu'en cette rencontre, où il ne s'agit que d'une assemblée qu'on accuse d'être illégitime, nous continuions de faire nos charges. Un de mes plus grands désirs sera toujours de vous faire connaître que je suis avec respect etc.

BRULART

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imi I.ART A LA VRILLIÈRK.

Arrangement de la même affaire.

nijou, \e 1% juillH i6'>7.

MOIVSIEL'R ,

I^ prévoyance do M. d'Epemon a empêché que l'emprisoniiement de M. de Rouvray n'ait des suites qui auraient brouillé bien des gens. Il n'en reste que le déplaisir à ce «gentilhomme pt anx autres d'avoir été, disent -ils , traitf's en la personne de celui-ci comme des criminels pour n'avoir voulu faire que ce que le Roi leur permet et que ce que les Etats ont si souvent délibéré....

Je suis avec un respect extrême, etc.

BRULA RT

BRULART AU CARDINAL

Adresse de félicitations sur la prise de Montmédy.

Dijun, le Ib août 16.S7.

Monseigneur ,

La fortune ne peut plus rien au succès des choses depuis que Votre Eminence en a entrepris la conduite. Son pouvoir ne peut s*empécher de céder à la prudence et à la vigueur de vos résolutions, et après la prise de Montmédy que la France croyait imprenable par ses fortifications, par la valeur des assiégés et par la présence de toutes les forces d'Espagne , on doit croire que vous commandez aussi absolument à la destinée qu'elle fait

aux autres hommes. CVn est une glorieuso pour le royaume d'être soumis au ministère de Votre Eminence et on peut dire que jamais il n'y en a eu une plus heureuse, puisqu'on étendant tous les jours ses bornes de toutes parts par de nouvelles conquêtes, Votre Eminence fait ces admhabies progrès après vingt-deux campagnes avec moins de fatigues pour les peuples et par des moyens plus innocents que tous ceux qu'on a ci- devant pratiqm^s. Elle ne peut douter que cela ne les attache d'amour à Tobi^issance et qu'en même temps ils ne s'intéressent avec chaleur à votre prospérité.

Pour moi , Monseigneur, je dois tant à Votre Eminence que mon esprit sera toujours où seront vos intérêts. Et parce que la gloire que vous venez d'acquérir est un triomphe pom* tous ceux qui vous sont soumis, j'en ai ressenti en mon particulier des joies que je ne peux attribuer qu'à ma parfaite dépendance et à l'honneur que j'ai d'être plus que personne de la terre, Monseigneur, de Votre Eminence, etc.

BRULART

BRULART A LA VRILUf:RE.

Plaintes contre le duc d'Ëpernon qui était intervenu dans Téleclion des échevins et syndics d'Arnay-le-Duc; la sentence du bailli de cette ville en faveur des élus de la minorité est cassée [ur le Parlement. — Mauvais procédés du duc d'Eperoon envers Brnlart.

Dijon, le VS août 16.S7.

Monsieur ,

C'est avec un extrême déplaisir que je suis obligé de vous parler de la conduite de M. d'Epcmon en mon endroit. Mais, devant compte de mes actions dans la charge que le Roi m'a confiée, je ne puis m'empêcher de vous dire. Monsieur, que depuis qu'il est gouverneur de cette province il a affecté de ne

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me parl«*r d'aocunes aâair^> qui aî«^ot ivsani^ k^ Roi « le P«rl«^ ment, sa p^rf^ruit^ ou It^ pablii^ nonoh>ta?it qu'à ><>n arrîvtN^ et depui-'î jo lui aie remiu toutes >ortes de r»^;w*ct< et fait toutes le^^ démarches possibles pour m«^nter son amitié. Mais il ne sVst pas contrnté de demeurer en cette froideur à mon égard « il a passé plus avant dans l'alfaire du sieur de Rouvray et a fait connaître qu'il Toulait rompre. Vous savei. Monsieur, lemprisonneinent de ce gentilhomme, quel était le titr^ de laccusation, que beaucoup de gens de qualité étaient embarqués dans cette affaire , le bruit qui se préparait et le mécontentement que le * Parlement témoignait déjà du procédé de M. d'Epemon. Cependant, sans s'arrêter à ces considérations t{ui lobligeaient à me parler ou à me faire dire quelque chose de l'affaire , il la tint secrète à mon égard et voulut , contre tout ordre, la conmiuniquer seulement à deux présidents et è quelques conseillers pour la Jaire savoir au Parlement où, en ma présence, les chambres étant assemblées, ils s'acquittèrent de leur commission , ce qui fut assez remarqué. Depuis, Monsieur, il s en alla à Auxonne pour trois semaines, sans me faire llionneur de me dire adieu, ni de m 'envoyer avertir de ce voyage. Il en i^evint au bout de ce temps-là et je ne crus pas être obligé de témoigner empressement de TaDer visiter le premier, puisqu'il était paiii sans me voir. Pendant son séjour en cette ville il arriva un procès A Taudience touchant l'élection des échevins et svndics d'Amavle-Duc. U avait écrit à cette ville les noms de ceux qu'il désignait pour ces charges qui sont à la nomination du peuple. Celui-ci étant assemblé , la plus grande partie élut d'autres pei*sonnes ; mais le bailli en vertu de sa lettre ne laissa pas de recevoir le serment de ceux qui y étaient dénommés , bien qu'élus par la moindre, il procéda à leur installation et fit eni-egistrcr tout au long cette lettre. Les autres en interjetèrent appel et prirent le juge à partie. Je ne voulus pas faille plaider la c^use les deux premières audiences qu'elle fut appelée afin de lui laisser du temps pour la terminer par accommodement. Ne pouvant après ces remises me dispenser de faire justice, elle fut enfin plaidée

— ailla trobîemtf andî^ne*^ par Tarons d^ a(»p<4an^ qui déduisit *éfnkiaÈtmi <^K moyens d'appp*! rontr^ 1^^ iatiiiiê> qui tirent défaut |MMir n'avoir ]mi Inoorer un ar^x-at. •hiItp troi* «-pnts qu'il T a an Palat«« pour «ontenir la s^nten'i^e. L'arrêt fut par moi pro- Boneé par l^^qn^l eDe fut ra>sê^. les appelant^ maintenuf^ en kmrs charzes et le jnse déclara bien prir à partie.

M. d'Epemon a témoîjznê un mêcoatentement public de cet arrêt qui est aussi ju^te quH en fut jamais ^t tout le monde en a une srande joie fondée sur l'espérance qu^ chacun a de • Toir la liberté des élections rétablie suivant le droit que les villes en ont du Roi. De dix-buit juires, il y en eut dix-^sept de Tavis de l'airét et le dix-huitième le trouvait justp , mais il le voulait faire faire au Conseil.

Cependant. Monsieur, son déplaisir continue et il m'impute tout ce qui a été fait en cette affaire. \on content de témoifoier le chagrin ordinaire à ceux qui ont perdu leur procès, il fait plusieurs choses contre moi . il divise le plus qu'il peut le Rvlement et il essaie de détacher mes amis de mes intérêts. Xéanmmns. dissimulant ceci et sachant qu'il s'en retournait à Auxonne où il est présentement , je me mis en état de l'aller voir; mais en étant averti il évita de recevoir ma visite et partit avec une telle diligence qu'il ne laissa pas à ses domestiques le temps de dîner de sorte qu étant arrivé en son logis, je le trouvai déjà dehors. Je crois avoir fait en cela plus que je ne devais, n'étant pas obligé de visiter tous It^ jours un homme qui ne m'a vu qu'une fois chez moi depuis son arrivée il y a plus de deux mob.

Voilà, Monsieur, le compte au vrai de ce qui s'est passé entre lui et moi , dont je «uis obligé de vous avertir et que je soumets absolument à votre censure , espérant que , s'il se dit quelque chose à la Cour de ce commencement de mésintelligence , vous aurez la bonté de me continuer votre protection et de considérer les faits ci-dessus comme étant très véritables. Je crois aussi que TOUS ne douterez pas que je n'aie un si sensible déplaisir de la difiiculté que j^ rencontre A bien \ivre avec lui et qu'il y a

pcîu de choses que je ne fasse pour la vaincre. Il n*y en a point qui me fussent plus agréables que de pouvoir vous faire ronnaitrc le respect avec lequel je suis, Monsieur, votre etc.

BRULAHT.

LA VRILLIÈRE A BRULARÏ.

Réponse à la précédente.

La Fère, le 28 août 1657.

Je reçus avant-hier, en arrivant en cette ville, la lettre qu'il vous a plu m'écrire du i«o de ce mois touchant la conduite de M. d'Epemon en votre endroit. Je vous avoue que la chose est fâcheuse ; mais comme pour le service du Roi il est nécessaii'e que vous viviez bien ensemble et qu'il y ait une bonne intelligence entre vous, je suis bien aise de vous voh* dans les sentiments de faire de votre côté tout ce qui se pouiTa pour en empêcher la rupture (»t pour le vaincre. Après quoi. Monsieur, vous serez autant à louer que lui blâmé. S'il s'en parle , je ne manquerai pas de rendre témoijçnaj^e à la vérité et de vous servir en cette rencontre et en toutes autres.

Nous partons demain pour aller à Péronne et voir s'il est possible de passer plus avant pour appuyer le siège de Saint- Venant, duquel je prie Dieu nous donner un bon succès. Sur ce, je vous baise très humlilement les mains et vous supplie de croire que je suis toujours. Monsieur, votre etc.

LA VRILUÈRE.

RRULART AU CHANCELIER.

Suite des querelles entre Brulart et le duc d^Epemon ; atteinte portée à la liberté

des élections municipales d*Amay-1e-Ihic.

Dijon, le 21 septembre 1657.

Monseigneur ,

La protection que vous donnez à mes intérêts est si belle et si glorieuse pour moi, que cet avantage m'est plus cher que tous ceux que je peux jamais posséder. J'en ai ressenti de grands effets dans l'affaire touchant le lieu de la tenue et les séances de la chambre du Domaine (1) dont je vous rends de très humbles grâces. Mais, comme on a oublié de parler dans l'arrêt de la place que je dois tenir, j'espère que vous ne me refuserez pas de l'expUquer par un auti'e qui la réglera suivant l'offre même que Messieurs de la chambre des Comptes m'en ont faite, dont M. de Bisseuil aura l'honnem* de vous entretenir.

J'ai eu en singulière recommandation d'observer les règles que vous m'aviez données pour bien vivre avec M. d'Epernon ; mais il n'y a aucune mesure à prendre avec lui et il fait connaître assez hautement qu'il veut rompre avec moi. J'ai fait beaucoup de démarches que je ne lui devais pas ; cependant il ne m'a encore vu qu'une fois dans mon logis. Il a obtenu nouvellement un arrêt du Conseil qui va fort inquiéter tous les ordres de cette provhice et le brouiller avec le Piu»lement; c'est touchant l'élection des échevins et syndics d'Arnay-le-Duc. Nous avions solennellement à l'audience maintenu en la possession

(1) 11 s'agissait de savoir si les séances de cette Chambre composée de membres du Parlemeut et de la chambre des Comptes appelés à juger les affaires du domaine du Roi pouvaient se tenir ailleurs qu'en Thôtel du Premier Président du Parlement, le premier en dignité des deux Compagnies. Les Comptes succombèrent dans leur prétention d'égalité et la demeure du chef du Parlement fut maintenue comme le Ueu des assemblées des membres réunis.

de ces charges ceux qui y avaient été élus par la pluralité des suffirages sans brigue ni monopole et en la manière accoutumée et condamné le juge aux dépens dont était appel et qui était pris à partie pour avoir prévariqué; mais, comme ces genslà ne lui plaisaient pas, il a exposé au Conseil que cette ville était divisée, qu'ils avaient été élus par faction, et sur ces moyens fait casser notre arrêt et ordonner que d'autres particuliers élus par le moindre nombre feraient les charges, avec défenses à nous d'en connaître et que M. Bouchu informerait des brigues. n s'est transporté ensuite à Arnay-le-Duc où ayant fait assembler les habitants aux flambeaux, il leur a fait voir l'arrêt du Conseil, sans vouloir le laisser enregistrer ni on donner copie et les a obhgés de reconnaître ceux qu'il a fait nommer. Le bruit aurait déjà éclaté sans la vacation; chacun se sent blessé de la liberté des élections aiasi attaquée et se plaint que le plus saint de tous les arrêts ait été cassé sans en connaître les motifs. J'ai cru, Monseigneur, être obligé de vous en donner avis eu attendant que je puisse vous faire savoir ce qui se passera ensuite. Mon plus grand soin sera toujom's de vous obéir et de vous faire roimaltre ma gratitude comme étant, Monseigneur, votre etc.

BRULART

LE PREMIER PRÉSIDENT Dll PARLEMENT DE BRETAGNE

A BRULART

Touchant Tordre du service au Parlement de cette province.

Paris, le lii septembre 1657.

Monsieur ,

J'ai reçu à grand honneur la lettre qu'il vous a plu m'écrire. J'ai toujours eu beaucoup de respect pour Messieurs de voti'e maison qui ont fait les grands services aux Rois et à l'Etat. Je

— gisais, Monsieur, que vous êtes très digne successeur de ces hommes illustres et que vous avez, avec leur nom, les restes qui ont rendu leur roc^moire glorieuse ; vous êtes en telle considération, que la Compagnie dont vous êtes le chef se peut dire heureuse. Le Parlement de Bretagne saura Testime que vous faites de son ordre et de sa conduite. Incontinent qpie je serai à Rennes, je verrai les registres pour vous envoyer les extraits et certificats que vous désirez (1). Je vous supplie de me donner part en l'honneur de vos bonnes grâces et d'avoir agréable que .je sois véritablement. Monsieur, votre etc.

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