CCCXXXIV
Etablissement de Thôpital général de Dijon; entraves que le Parlement y apporte.
Dijou, le 14 juillet 1669.
Monsieur,
Vous trouverez ci-joint le procès- verbal que j'ai dressé avec mon avis sur l'établissement d'un hôpital général en cette ville, lequel, étant de la dernière nécessité^ ne se fera pourtant jamais
(1) Archives de TËmpire.
si vous n'y donnez votre protection particulière, par les oppositions du Parlement qui contrarie eu toutes rencontres tout le bien qu'on voudrait y faire. Ils sont tellement entêtés de leur souveraineté, qu'ils croient qu'il n'y a qu'eux seuls qui puissent faire des actes, et que les ordres qui viennent du Conseil sont des usurpations, quoique j'aie fait ce que j'ai pu pour les détromper, et que par votre secours et votre protection j'y aie laissé d'assez bonnes marques et rétabli pleinement Tautorité du Roi contre tous ceux qui ne la connaissaient pas. Je vous assure que je n'ai pu encore leur ôter le désir de leur première grandeur, et ils ne manquent pas de dire fort souTent qu'ils attendent
de meilleurs temps (I).
BOUCHU
CCCXXZV LOUVOIS A BRULART.
Eovoi d*ane f^rocédare contre un Comtois qui a mal parlé do Roi à la foire
de Ciel.
Chambord, le 8 ootot>re 1669.
Je vous adresse une lettre et des procédures qui ont été faites à l'occasion d'un homme de Franche-Comté qui a été arrêté à la foire de Ciel pour avoir mal parlé du Roi, afin qu'après les avoir examinées vous fassiez travailler à son procès selon les formes ordinaires, et qu'il en soit fait justice. Je suis, Monsieur, votre etc.
Lorvors.
(1) La correspondance de Brulart avec les ministres de cette époque témoigne des entraves multipliées que le Parlement emporta à cet établissement, mais sans en exprimer les causes, qu'on doit rattacher à la perte de sa suprématie remise en pareille matière aux maires par r«'^dit de réunion des hôpitaux ; conune aussi à Tadjonction aux malades, des vieillards de la chambre dos pauvres, dans laquelle il avait jusqu'alors dominé.