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Ecclcsiaste, III

3. Le P. Castel, jésuite, né en 1688, mort en 1757, s'occupait de sciences, mais apportait dans ces études des conceptions bizarres et des théories préconçues. — OSp. 45, note 3.

frivole au solide. S'il savait ce que c'est que le travail d'une tragédie et d'un poème épique, si sciret donum Dei^, il n'aurait pas lâché cette parole. La Henriade m'a coûtée dix ans ; les Éléments de Newton m'ont coûté six mois, et ce qu'il y a de pis, c'est que la Henriade n'est pas encore faite^ ; j'y travaille encore quand le dieu qui me l'a fait faire m'ordonne de la corriger ; car, comme vous savez :

Est detis in nobis; agitante calescimus illo.

(Ovide, Fast., lib. VI, v. 3.)

Et, pour vous prouver que je sacrifie encore aux autels de ce dieu, c'est que M. Thieriot doit vous faire lire une Mérope de ma façon, une tragédie française, où, sans amour, sans le secours de la religion^, une mère fournit cinq actes entiers. Je vous prie de m'en dire votre sentiment tout aussi naïvement que vous l'avez dit à Rousseau sur les Aïeux chimériques *.

Je sais que non seulement vous m'aimez, mais que vous aimez la gloire des lettres et celle de votre siècle. Vous êtes bien loin de ressembler à tant d'académiciens, soit de votre Jri£Ot^, soit de celui des Inscriptions, qui, n'ayant jamais rien produit, sont les mortels ennemis de tout homme de génie et détalent, qui se donneront bien garde d'avouer que, de leur vivant, la France a eu un poète épique ", qui loueront jus-

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