Sur le sùjour de Voltaire à Colmnr, voy. Notice, p. \\\n
•i. Le libraire Jean Néaulme, de la Haye, avait publié à la fin de 1755 l'ouvrage qui devait devenir en 1756 V Essai sur les Mœurs.
Voltaire soupçonnait le roi de l'russe d'avoir communiqué au libraire hollandais une première
version de cet ouvrage, qui lui avait été confiée en 1759. A ce brouillon, Néaulme avait ajouté des fautes et des audaces de son cru. Celte publication avait fait scandale dans tout le clergé do France, en particulier dans la Compagnie de Jésus, toule-puissante eu Alsace, et Voltaire se voyait menacé de poursuites au parlement de Colmar, et d'e.xpulsion.
faveur des rois ; tout cela anime, et il faudrait être d'un génie bien stérile pour ne pas cultiver les muses avec succès, au milieu de tant d'encouragements. Pardon de cette longue ironie. Je vous parle très sérieusement, mon cher marquis, quand je vous dis combien je vous aime. Votre amitié, votre suffrage, pourraient m'encourager ; mais je sais trop ce qui manque à Zulime^. Elle est trop longtemps sur le même ton; c'est un défaut capital. Il faut de l'uniformité 2 dans la société, mais non pas au théâtre; €. d'ailleurs quel temps! Adieu.