Wilhclmine, margrave deBaireuth
git de vous et de rinlérêt de toute la saine partie du genre , humain, cingla gliilosophie attaciie à votre gloire et à votre \/ conservation.
Vous voulez mourir: je ne vous parle pas ici de l'horreur douloureuse que ce dessein m'inspire. Je vous conjure de soupçonner ' au moins que, du haut rang où vous êtes, vous ne pouvez guère voir quelle est l'opinion des hommes, quel est l'esprit du temps. Comme roi, on ne vous le dit pas; comme philosophe et comme grand homme, vous na voyez que les exemples des grands hommes de l'antiquité '. Vous aimez la gloire, vous la mettez aujourd'hui à mourir d'une manière que les autres hommes choisissent rarement, et qu'aucun des souverains de l'Europe n'a jamais imaginée, depuis la chute de l'empire romain. Mais, hélas! Sire, en aimant tant la gloire, comment pouvez-vous vous obstiner à un projet qui vous la fera perdre? Je vous ai déjà représenté la douleur de vos amis, le triomphe de vos ennemis, et les insultes d'un certain genre d'hommes qui mettra lâchement son devoir à flétrir une action généreuse^.
J'ajoute, car voici le temps de tout dire, que personne ne vous regardera comme le martyr de la libeiié. 11 faut se rendre justice; vous savez dans combien de cours on s'opiniàtre à regarder votre entrée en Saxe comme une in-v/ fraction du droit des gens*. Que dira-t-on dans ces cours? que vous avez vengé sur vous-même cette invasion; que vous n'avez pu résister au chagrin de ne pas donner la