Où demeurait M. de Paulmy
dont il semble que Thieriot est alors le parasite. Voy. p. I8i.
note 1. — Il demeurait auparavant rue Saint-Honoré, chez le comte de Montmorency.
le déluge*. Je vois autour de moi la plus effroyable misère dans le pays le plus riant ; je me donne les airs de remédier un peu à tout le mal qu'on a fait pendant des siècles. Quand on se trouve en état de faire du bien à une demi-lieue de pays, cela est fort honnête.
J'entends parler de gens qui vous ravagent, qui vous appauvrissent des deux et trois cents lieues, ou avec leurs plumes ou avec des canons^; ces gens-là sont des héros, des demi-iiieux à pendre, mais je les respecte beaucoup.
On dit qu'à Paris vous n'avez ni argent ni sens comn:un; on dit que vous êtes malmenés sur mer et sur terre'-; on dit que vous allez perdre le Canada''; on dit que vos rentes, vos effets publics, courent grand risque. Quand je dis vous, j'entends nous, car je vogue dans le même vaisseau ; mais, en qualité de pauvre ermite habitant de frontière, je parle respectueusement devant un habitant de la capitale.
Comme il faut lire quelquefois après avoir conduit sa charrue et son semoir, dites-moi, je vous en prie, ce que c'est qu'une Histoire des jésuites, ou de la Morale des jésuites, ou des Dogmes des jédiiites, prouvés par les faits"', en trois ou quatre volumes; en un mot, c'est une compilation de tout ce qu'ils ont fait de mémorable, depuis frère Guignard^
1. Voltaire prend au sérieux sa double srigneurie de Fcrney et de Tour ne y,