A MADAME LA PRÉSIDENTE DE BERNIÈRES
\ la Haye, 7 octobre (1722).
Votre lettre a mis un nouvel agrément dans la vie que je mène à la Haye. De tous les plaisirs du monde je n'en connais point de plus flatteur que de pouvoir compter sur votre amitié. Je resterai encore quelques jours à la Haye pour y prendre toutes les mesures nécessaires sur l'impression de mon poème*, et je partirai lorsque les beaux jours
i. VoUaire, voyageant avec Mme de Rupelraonde, rencoiilra en effet Rousseau à Bruxelles et à la Haye aux mois de septembre et d'octobre de celte même année.
Après quelques jours d'affectueuse intimité, l'antipalliie se déclara entre les deux poètes,.jalousie littéraire envenimée par de menus griefs personnels, et ils se séparèrent mortellement brouillés.