L'époux de Mlle Corneille, liUe adoptive de Voltaire
4. Pseudonyme sous lequel Voltaire a écrit plusieurs fois à la duchesse de Choiseul, qu'il appelait aussi familièrement « sœur Guillemette ».
5. Mme de Choiseul écrivait à sa vieille amie, qui lui avait commiuiiqué cette lettre : « Ce qui
m'en a fait le plus de plaisir, c'est l'endroit de sa lettre où il dit que le grand-papa lui a mandé qu'il avait une femme qui contribuait à son bonheur. 0 vanité des vanités! Tout n'est que vfinitél Ne le voyez-vous pas bien, ma chère petite-lille, à ma sensibilité pour ce petit bout de phrase? »
6. Choiseul était gêné dans ses projets par la coterie de Mme du Barry, qui le fit, l'année suivante, écarter du ministère et exile-
digère plus, et quand on manque par là, il faut dire adieu.
On me mande que le président Hénault baisse beaucoup». J'en suis très fâché, mais il faut subir sa destinée....
Je voudrais qu'à cet âge On sortit de la vie ainsi que d'un banquet, Remerciant son hôte, et qu'on fit son paquet.
(La Fontaine, liv. Vilf, fab. 1.)
Le mien est fait il y a longlemps. Tout gai que je suis, il y a des choses qui me choquent si horriblement que je prendrais congé sans regret. Vivez, madame, avec des amis qui adoucissent le fardeau de la vie, qui occupent l'âme et qui l'enipêchenl de tomber en langueur. Je vous ai déjà dit que j'avais trouvé un admirable secret, c'est de me faire lire et relire tons les bons livres à table, et d'en dire mon avis. Cette méthode rafraîchit la mémoire et empêche le goût de se rouiller; mais on ne peut user de cette recette à Paris; on y est forcé de parler à souper de l'histoire du jour, et quand on a donné des ridicules à son prochain, on va se coucher. Dieu me préserve de passer ainsi le peu qui me reste à vivre !
Adieu, madame; je vivrai plus heureux si vous pouvez être heureuse. Comptez que mon cœur est à vous comme si je n'avais que cinquante ou soixante ans.