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On dirait maintenant : inli'rêt à ce qu'ils soient

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servent aisément l'avarice du libraire et la malignité du public. Vous cherchez à faire sonner ces trompettes de la Renommée; vous courtisez les écrivains, les protecteurs, les abbés, les docteurs, les colporteurs : tous vos soins n'empêchent pas que quelque journaUste ne tous déchire. Vous lui répondez, il réplique : vous avez un procès par écrit devant le public*, qui condamne les deux parties au ridicule.

C'est bien pis si vous composez pour le théâtre. Vous commencez par comparaître devant l'aréopage de vingt comédiens*, gens dont la profession, quoique utile et agréable, est cependant flétrie par l'injuste mais irrévocable cruauté du public. Ce malheureux avilissement où ils sont les irrite; ils trouvent en vous un client, et ils vous prodiguent tout le mépris dont ils sont couverts. Vous attendez d'eux votre première sentence; ils vous jugent; ils se chargent enfin de votre pièce : il ne faut plus qu'un mauvais plaisant dans le parterre pour la faire tomber '. Iléussit-elle, la farce qu'on appelle italienne, celle de la Foire, vous parodient*; vingt hbelles vous prouvent que vous n'avez pas dû réussir. Des savants qui entendent mal

1 Ce sera pour Voltaire l'histoire de toute sa vie.

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