L’AN DE GRACE MDCCCXXVI
Fig. 2. Dessin d’une arcade de la galerie des tombeaux, avec des massifs qui décorent les encoignures de la sacristie.
Fig. 3. Sculpture d’un des tympans qui décorent le pendentif. Les allégories se rapportent aux quatre stances Suivantes: i. ecce AGNUS DEI. 2. Ô SALUTARIS HOSTIA. 3. HI TRES UNUM SUNT. 4- SI VIS AD VITAM INGREDI , SERVA MANDATA.
Fig. 4 et 3. Décoration de la lanterne du milieu ; la fig. 5 représenten’ornemcnt du gros tore , vu en-dessous.
Fig. 6 et 7. Elévation et profil des écailles qui décorent le dôme en dehors.
Fig. 1. Coupe sur la longueur du monument.
Fig. 2. Coupe sur la largeur.
On voit à gauche la coupe d’un pilier pour faire voir les conduits des eaux ; l’autre coupe est faite au droit d’une arcade et d’un tombeau.
On peut juger de combien d’effet est susceptible une telle disposition de lignes en traversant le premier vestibule , superbe de disposition par l’emploi du sol qui offre trois changemens de plan qui forment un aspect vraiment théâtral. Le vestibule, sans être sombre , offre une ombre en avant à l’élégant péristyle qui se présente en face ; ces colonnes d’un grand isolement sont toujours lumineuses : elles se détachent en blanc sur les masses quadrangulaires. Ces dernières se projettent sur des formes cylindriques et sphériques : il en résulte une opposition de ton et un jeu de lumière des plus pittoresques. Tout cela produit un effet magique, et il n’est personne qui , en arrivant dans l’enceinte sacrée , 11’y éprouve une sensation profonde , un sentiment de respect et de vénération : la situation du lieu , les objets qui l’entourent, enfin la disposition générale, tout en impose et force au recueillement : c’est ce que j’ai éprouvé toutes les fois que j’ai visité ce monument.
Fig. 3. Toiture de la porte d’entrée. Elle est composée d’un fronton avec orillons.
Fig. 4. Tympan du fronton du péristyle.
Coupe sur la largeur du monument vu en regardant la porte d’entrée.
Les deux niches sont occupées chacune par un groupe en marbre blanc ; le groupe du roi , par M. Bosio , et celui de la reine , par M. Corteaux. Dans le demi-cercle au dessus de la porte est un basrelief en pierre : il représente la translation des restes du roi et de la reine à Saint-Denis ; il est de M. Gérard , sculpteur ; les ornemens en pierre par M. Plantard ; les candélabres et autres ornemens en bronze doré, par M. Dclafontaine.
Fig. 2. Détails de l’ordre dorique du péristyle avec les retours et profils du fronton. Les pilastres placés derrière les colonnes n’ont point de diminution.
Fig. 3 et 4- Elévation et plan de l’entablement intérieur avec la naissance de l’arc doubleau.
Fig. 5 et 6. Variantes des ornemens placés dans les métopes carrés de la frise intérieure ; les ornemens des métopes qui ne sont pas carrés représentent des fleurs de lis ornées ou des burettes.
Fig. i . Détails des ornemens placés à droite et à gauche de l’entrée du monument : les coupes 6 à g indiquent les profils pris suivant la lettre placée à côté de l’élévation, savoir: fig. 6 suivant a , fig. 7 suivant b , fig. 8 suivant c, et fig. g suivant d.
Fig. 2. Une des quatre couronnes placées dans le fronton du pavillon formant la toiture du vestibule d’entrée: elle est composée de cyprès , de têtes de pavots , et entrelacée de branches de lys; au milieu , une croix grecque.
Fig. 3. Ornement d’un des quatre demi-cercles placés au-dessous de la voûte du vestibule ; les autres ne diffèrent que par le monogramme composé de deux IL.
Fig. 4 et 5. Moitié d’un des petits tombeaux en marbre blanc placés au milieu de chaque arcade autour du monument. Il y a des couronnes composées de feuilles et de têtes de pavots , d’autres de branches de cyprès avec leurs fruits.
PORTES D’ENTRÉE POUR DIVERS ÉTABLISSEMENS (l).
Elévation, coupe et profil de l’entrée du Temple, (rue du Temple), par MM. Delannoy et Blondel.
Cette façade est une restauration heureuse. Les auteurs se sont servi des six colonnes qui existaient , mais placées d’une manière irrégulière ; ils les ont disposées à égale distance sur une même
(1) Les portes (a) considérées comme ouvertures pour entrer ou sortir dans un bâtiment, sont des objets indispensables dont les formes et les grandeurs sont déterminées par les localités. La forme du parallélogramme , qui a de hauteur le double de sa largeur , est celle généralement adoptée. L’emploi des matériaux a dû limiter cette forme. Trois pièces de bois ou trois pierres , dont deux sont posées verticalement, et la troisième horizontalement, donnent le procédé le plus naturel et le plus en usage. L’art est venu l’enrichir d’un bandeau ou d’un chambranle ; souvent elle est terminée par un entablement : on y ajoute encore des consoles et un contre-chambranle, afin de la rendre plus riche et de lui donner un caractère de grandeur : on y adapte aussi des colonnes et des bourrelets. On a fait des portes cintrées dans le haut , sans nécessité et seulement comme objet de décoration , ainsi qu’à la porte duTemple , oû l’inscription était dans le demi-cercle : sa place était tout naturellement dans la frise , si on avait pris le parti de faire une porte à chambranle comme la fenêtre de la fig. 2.
Dans un établissement , la porte d’entrée est quelquefois ce qui est le plus apparent : en effet , on ne voit souvent sur la voie publique qu’un mur de clôture percé d’une ouverture que l’on décore en raison de l’importance du personnage qui l’habite (a).
Les portes prennent souvent un caractère de grandeur qui leur fait prendre le nom de monument : tels sont les arcs de triomphe , élevés à la gloire d’un grand capitaine , ou pour perpétuer le souvenir d’une campagne gloi'ieuse ; les portes de villes en sont des diminutifs.
Il existe une grande variation entre les portes , soitqu’onles considère comme battans ou fermeture, ou comme objets de décoration. Les anciens en ont fait d’une ordonnance magnifique , tant par l’emploi du marbre et de la scidpture que par les fermetures en bronze. Nos architectes modernes 11e le cèdent en rien aux anciens pour le luxe et la magnificence : on en pourra voir des exemples dans le Supplément de la menuiserie et de la seirurerie , où il sera donne un détail des portes en bronze qui existent dans tous les pays.
(«) Voir l«s Planches 16, 17 , 1,3 et 87.
ligne, et à chaque extrémité un pilastre limite l’arrière-corps qui dessine le milieu de la façade. Elle n’a qu’une seule porte d’entrée. Aux extrémités , deux avant-corps dont les angles sont dessinés par des pilastres. Au milieu de chaque pavillon est une fontaine publique ; chacune de ces fontaines est composée d’un piédestal et d’une statue représentant un fleuve ; l’eau sort par un mascaron. Des joints d’appareil sont tracés sur les deux pavillons; l’arrière-corps ainsi que le mur qui est derrière les colonnes sont décorés de joints refendus. La figure x fait voir le profil de la porte , et indique les diverses saillies. La fig. 2 représente l’élévation du côté de la rue, qui se prolonge à une grande distance. Cette façade est décorée avec goût , et répond bien au caractère de sa première destination. L’inscription placée dans le milieu était: ministère des cultes ; elle a été enlevée lors du changement de destination de l’édifice.
Établissement des Voitures Parisiennes , par M. Constant.
Cet établissement est situé rue de Miroménil , il est contigu à l’abattoir du Roule. La coupe fait voir une petite portion de la décoration de la cour et du passage : elle est bien dans le caractère de sa destination. La décoration extérieure offre un grand contraste avec l’entrée du Temple dessinée au-dessus. La multiplicité des entreprises de voitures publiques établies à Paris depuis peu d’années , a fait faire plusieurs établissemens” de ce genre, parmi lesquels il y en a de fort remarquables pour leur grandeur et leur beauté.
Pavillons situés à l’entrée de divers Etablissemens.
Ce mot Pavillon a plusieurs acceptions; je ne parlerai que des petits bàtimens isolés et couverts d’un seul comble. Ces pavillons sont toujours accouplés ; mais comme l’intervalle qui existe entre les deux est souvent très grand, je n’en dessinerai qu’un seul. Pourtant, dans le premier exemple , je les figurerai tous deux, vu que l’intervalle ne les éloigne pas trop. J’ai pris cet exemple dans le nouveau quartier Beaujon. Une grille réunit les deux pavillons à l’entrée : un d’eux est représenté sur deux faces. La figure 3 représente en grand l’emmanchement des briques qui forment le remplissage de l’acrotères. Sur l’autre planche , des exemples multipliés et composés par des architectes différons , feront voir les divers caractères donnés à chacun d’eux en raison de leur destination.