‹ Choix de monumens primitifs de l'église chrétienne (volume 2)Chapitre 20 sur 80 · DU BA · texte numérisé non relu

DU BA

H li dies oui quelque difBculté , qu'elles coaaltent eo particulier leurt martt ^ •

XVin. Du reiCe ceux qui tout oblige par liBce d'admiiiîftrer le bept^aie plguoreut pas pli ne faut point le conférer sans de grandes k Cas paroles , « donnes à quiconque !',» ont leur restriction , comme kdevoirila faire rananAne. Ou plutôt il faut se «WfaBir de cea autraa paroles ; « Ne donnes fmi aua cbieos ce .qui est sa'mt, et ne jetés peint Yoa perlea devant les pourceaux 3« » Et ail- Iran t « BTimpoaes pas facilement les mains, ie pear que vous ne vous ebargiex de la iaute d* autrui^, » Philippe, diies^vous, confiera d'atMNPd Is kaptèaDe i Teunuque ; mais faisons réfieiion qall iptarvint en cela un ordre exprte et roanir Itale du Seigneur; car Tesprit saint avait corowndé k Philippe de prendre un certain che- «iB*( et Feunuque lui-mAme, pour ne pas padre le lemps, était occupé de la lecture ttinte daa prophètes, sans penser alors A demider la baptême. Il pensait seulement i aller flirt aa priftra dans le temple de Jérusalem, et es chenlUi faisant il lisait les saintes Ecritures. Cest dans des dispositions si religieuses que le diacre Philippe devait trouver celui vers lequel Dieu Tavait envoyé. 11 reçoit ordre de se joinéra au char du ministre de la reine de Qandace ; il trouva en lui un commencement de foi, au morra de la lecture des livres divins» L'eunuque se rend agi instructions du nouvel apùire; le Seigneur se découvre à lui; sa fbi se ranime et ne peut souffrir de ratardement : Feau se trouve à propas. Dès que le baptême est fait, rcavoyédeDÂeu pour baptiser e$t aussitôt enlevé miraculeusement. Paul fut aussi baptisé sans délai ^, j>Q conviens; mais Jude son bote avait appris d abord que Paul éiait destiné pour être un vaisseau dVIection. LiS bonté spéciale de Dieu se fait distinguer par certains privilèges. Au reste, eu égard à Tétat, à la disposition et àrige, il est plus expédient de différer le baptême que de le donner d'abord, surtout aux petits enfans; car pourquoi , s il n'y a pas de nécessité pressante, exposer les parrains à un très-grand péril? Ceux-ci peuvent mourir, par conséquent ils ne peuvent acquitter leurs pro-

^ 1. Cor., 14. — • Luc, 6. — » MaUh., 7. * I. Tim., 5. - "» Acl., 8- — • Ib., 9.

PTÉME. ar

messes; s'ils vivent, le mauvais naturel des enfans peut tromper leurs espérances.

Il est vrai que Notre^igneur a dit au sujet des enfans ; « Ne les empêchez pas de venir } rooii.» Qu'ils viennent donc lorsqu'ils seront plus avancés en âge; qu'ils viennent lorsqu'ils seront en état d'être instruits , afin qu'ils con** naissent leurs engagemens. Qu'ils commencent par savoir Jésus-Christ, avant que de devenir chrétiens. Pourquoi tant presser de recourir fe la rémission des péchés un êge encore iono<cent ? Les hommes du siècle en usent avec plue de précaution ; ils n*osent confier l'administration des biens terrestres à des enfans auxquels cependant on se hête de distribuer les biens du ciel. Que les enfans apprennent donc à demain der le salut, afin qu'il paraisse qu'on n*at>corde qu'^ ceux qui demandent. Il n'y a paa moins de raison de différer les adultes qui ne sont point encore mariés , parce que dans cette situation ils sont trop exposés |i des tentations violentes ; les garçons et les filles, à cause de la maturité de leur êge« et les veuves , ê cause de leur dissipoiion au dehors. Qu'ils attendent donc les uns et les autres jusqu'à ce qu'ils soient mariés, ou qu'ils soient bien affermis dans la conlinance. Si l'on comprend bien las obligations importantes que l'on contracte par le baptême, on craindra plus de le recevoir que de le différer. La fbi parfaite n'a rien & craindra pour le salut.

XIX. (Îb jour solennel du baptême est le jour de Pâques , lorsque le temps de la passion d^ jHotre-Seigoeur , dans laquelle nous sommes baptisés, est accompli. On peut même regarder comme une figure du baptême l'ordre que Hsus-Christ donna à ses disciples pour la préperation de la pâque. <u Vous trouverez, leur dit-il, un homme portant une cruche d'eau s. » Il leur

indiqua l'eau , pour marque du lieu où ils devaient célébrer la pàque. Un autre jour solennel du baptême est la Pentecôte, lorsqu'il s'est passé un assez long intervalle de temps pour disposer et instruire ceux qui doivent être baptisés. C'est durant cet intervalle que Jésus manifesta souvent sa résurrection à ses disciples , qu'il leur promit le Saint-Esprit, et qu'il les assura de revenir une seconde fois, lorsque

'Matth.,19. — "Marc., 14.

TERTULLIEN

étant remonté aux cieux les anges dirent aux apôtres : a Vous le verrez revenir comme vous Tavez vu remonter dans le ciel ^ » On ne peut douter que cette promesse n'ait été accomplie le jour de la Pentecôte. D ailleurs , quand le prophète Jérémie dit : «Je les rassemblerai des extrémités de la terre ^ » au jour de la fête , il parle sans doute de la pàque et de la Pentecôte, Tune et l'autre étant spécialement la grande fête. Du reste , tout jour est le jour du Seigneur; tout temps, toute heure est propre à conférer le baptême. Quelque égard qu'il faille avoir à la solennité, peu importe pour la grâce du sacrement.

XX. Ceux qui aspirent au baptême doivent s'y disposer par de fréquentes prières . par des jeûnes, par des génuflexions , par des veilles et par la confession de tous leurs péchés passés, afin qu'ils représentent aussi le baptême de Jean-Baptiste. «Eo confessant leurs péchés, dit l'Écriture, ils recevaient de lui le baptême 3. > Pour nous, nous avons un très-grand avantage de ne pas confesser publiquement comme eux nos iniquités et nos désordres. Par la mortification de l'esprit et du corps, nous satisfaisons pour nos fautes passées, et en même temps nous nous prémunissons contre les tentations à venir. «Veillez et priez, dit le Seigneur, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ^. » La cause, si je ne me trompe, pourquoi les apôtres y tombèrent , c'est parce qu'ils se laissèrent aller au sommeil ; d'où il arriva qu'ils abandonnèrent leur matire dès qu'ils le virent arrêté par ses ennemis. Celui-là même qui eut d'abord le courage de le suivre et de mettre l'épée à la main pour le secourir eut ensuite la faiblesse de le renier. Il avait été dit auparavant que nul ne peut acquérir le royaume des cieux, s'il n'a été éprouvé par la tentation^.

* Act., 1. — • Jérem., 31.

• Matth., 3. - * Ib., 26. — • Lac, 22.

Le Seigneur lui-même voulut bien après son baptême être tenté en différentes manières , an bout de son jeûne de quarante jours ^

Si cela est , dira quelqu'un , nous devons aassi jeûner après le baptême plutôt qu'auparavant. Et qui est-ce qui le défend , si ce n'est l'obligation où se trouvent les nouveaux baptisés de passer le temps pascal au mil'eu de la joie spirituelle et des solennel les actions de grâces dues à Dieu , qui les a fait heureusement entrer dans la voie du salut? D*ailleurs le Seigneur, ce semble, nous repi^oche notre intempérance dans la personne des Israélites. Ce peuple, après avoir miracuirusement traversé la mer, après avoir été conduit dans le désert et y avoir été noorri durant quarante ans d'une viande céleste, pensait plutôt à sa bouche qu1l ne se souvenait de Dieu 2. De plus, Jésus-Christ s'étant retiré dans le désert après son baptême, après y avoir accompli son jeûne de quarante jours , nous ftit assez clairement entendre que l'homme ne se nourrit pas seulement de pain , mais de la parole de Dieu 3 ; et que l'abstinence est un moyen assuré de rendre inutiles les tentations de la gourmandise et de l'intempérance.

C'est pourquoi, heureux néophytes que la grâce de Dieu a appelés et attendus avec tant de bonté, dès que vous commencez à sortir de ce bain sacré où vtMis recevez une nouvelle régénération , et à être unis avec vos frères dans le sein de l'Église votre mère, demandez au Père céleste, demandez au Seigneur des biens sacrés, des grâces surnaturelles, des dons dn Saint-Esprit. «Demandez, dit Jésus-Christ, et vous recevrez^. > Vous avez cherché jusqu'à cette heure, et vous avez trouvé; vous avez heurté, et l'on vous a ouvert. La grâce que je vous demande à mon tour, c'est que dans vos prières vous vous souveniez de Tertullien le pécheur.

« Matth., 4. — • WmiL, 11.-» MaUh., 4.- < />.,7.

DE L'ORNEMENT DES FKMxMES.

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