‹ Choix de monumens primitifs de l'église chrétienne (volume 2)Chapitre 3 sur 80 · VAE77 SON ADOPTION DU HONTAM^ME · texte numérisé non relu

VAE77 SON ADOPTION DU HONTAM^ME

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JXSKIS mt* ADOPTION DU HOMTANISHB.

(ninii* BH tDAmi gumi. ) 1. Çnii qui regardeat la discrimine. — 2. Ceux qui coaibaueiii la béréiiquet 8. Ceqi ijui Uiat^qnt l'Égtite. — 4. (.es ouvngei apoIoQ^lùfuc* A lïxhorlitioq au nurtyre.

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An ia tbitraou du JoUot. .

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De la Otair dt Jétut-Chritt. . . .

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CrâilTe Âpailkiiiiui. ,

Témoignage ^ tJm^. .

1 Exhortation au Martyre. .

XBala Pattenee.

S' 103, Ji l'oecama I rari dpnDén 1 CartbiHB k imiT d~ naùuncetki WW-

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UbroiM. iml. — HCli«rl.iet«.T.rBravcp.

Iïa5.-Gourcy.(î80,

Le pire (itabtn

ÎraiaOïaa ortKlOfilc, t ptrt- Caubère Traduolloii originile.

'['Fadui'iiou sriginala.

Traduilion oriaio^.

TridnrMnn or'ginafae.

Aud< taifTl MK«rt.

Traduciion orisiotie.

Eitr.dapsaueat

Non inMr^ Usa totirt.

^9Il jiufre.

Audcbmllarér^.IHI.

.flU.-tiaan-y.

-MeiWiicriaii

Kon iraduii.

pèn CiubCrc 1733.

TndiKlian «rigtaih.

[Von uMrd.

Non ins<r4.

TraduduiiL ohgiiqake.

Tnductioa origioare.

Ls G«a(«e, pMme .

Au Smalcur. poïnie.

Aotcor iDcanna.

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MINUCIUS FÉLIX

Ni VEttS LA FIN DU SECOND SIÈCLE.

To«t ce <pi*on sait sor Marcos Miondus Félix , ^M qo*!! était né en Afrique, sur la fia du doixièiiie ou au commencement du troisième ■Me, qa^il Tint s'éublir à Rome, où il acquit la fipulal'Miu ë'«B des premiers orateurs de son siècle, et qu'il a écrit d*un style fort élégant le diahfiKd'Oer/aw&cf ,que Ton trouve dans ce volume. Grt afiéable petit traité est plutôt sans doute ta d'un iiomme d'esprit et d'un homme i,que celle d'un théologien de profiestel qn'il est, oo le lit avec beaucoup de flilsir, et il donne des idées flsrt justes sor l'état dn piganisme déclinant et du christianisme wiiiiinL On avait longtemps r^ârdé ce traité

comme le huitième livre do traité d'Amobe, Ad» venus gerUes: mais Adrien de Jongbe, célèbre philologue hollandais, l'aperçut le premier de cette bévue, et drpuls ce tempx le traité d'Ocia» viui a été plusieurs fois réimprimé séparément et 8008 le nom du véritable auteur, Minoeius Félix, dont Lactance et saint Jérôme ont parlé avec beaucoup d'éloges.

La première édition séparée du traité de Minucius Félix est celle donnée â Hcidelberg, in-8*,

Il a été traduit plusieurs fois en français. J'ai revu randenne traduction française sur le texte, et Je l'ai corrigée.

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SAINT CYPRIEN

NÉ EN AFEIQDE, VERS 3ia — MORT A CARTHAGE, EN 258.

Schoell a donné dans son quatrième volume de f Histoire de la Uiiéraiure romaine, on article dus lequel saint Cyprien se trouve fort judiôeisemcnt apprécié eomnae homme et comme Itrivaio.

cSiint Cjpnen ou Thasdos Cffdltos Cypris^vs, était, dît Schodl, né en Afrique « peut-être i Cirthage 11 enseignait la rhétorique lorsque, dans lnMnfo»244,24&et 246, no préiredeCartbage, ■eumiiCmcitîBS', leeDnvainqaKde la vérité du christiamsiBe. Ce fut alors qve, pur reconnaisnoce, il ajouta le nom de ce prêtre aux deux noms qnll portait auparavant. Son érudition et ton aèle lui méritèrent, peu après, le baptême et Tordre de la prêtrise. L'année suivante, il fut évéqae ée CarffaiiSL Cu fat éta Mi qn'édaU la

Comme cfVc Aaif prineîpaiement dirigée contre

^C«M*ae#i'aB

les chefs de l'Église , la populace païenne de Carthage demanda atec fureur que saint Cyprien fût jeté aux lions*. L'évêque crut devoir se soustraire â la foreur de ses ennemis et se cacha jusqu'en 251. Du lieu de sa retraite, il exhorta son troopeao à la coosunce. Après qne la persécution se fut apaisée, il s'éleva dans l'Église catholique une dispute très^haude sur la question du savoir si Ton pouvait recevoir dans le sein de l'Église ceux qui , au lieu de mériter la couronne du martyre, avaient en la faiWene de se soumettre â quelqu<s-oos de ces acirs dont les poiens se contentaient, parce qu'ils les interprêtaient comme me abinration du cbrîstisnîsaie. Saint Cyprieil, d'accord avec le pape saint Corneille, conseilla de ne pas pousser trop loin la rignenr contre ces malheureux repentans. Novatus, prêtre de Carthage. qni êuit resnena de Cyprien, parce qne ce prêtât l'avait dté devant son tribnnal i cause de la corruption de ses nMNm,et

édaléetan

de f'gf re

NOTICE SUR SAliNT CYPRIEN.

Novatianus, rantagoniste de saint Corneille à la papauté, refusèrent de rester en communion avec des apostats et formèrent un schisme que saint Cyprien ne cessa de combattre. Une nouvelle persécution des chrétiens fut ordonnée en 257 , par Valérien. Le proconsul d'Afrique se contenta d*eiiler saint Cyprien à Cu rubis. L'année suivante, on lui permit même d'habiter sa campagne près de Carthage. Cependant le proconsul ayant reçu, pendant qu'il séjournait à Utiquc, de nouveaux ordres qui ne lui permettaient plus d'ob- ' server de ménagemens , ordonna d'amener saint Cyprien dans celte ville. L'évèque se cacha, non parce qu'il voulait se soustraire au martyre, qu'il disait lui avoir été annoncé par Dieu , même dans un songe, mais parce qu'il voulait mourir au sein de son troupeau. Aussi le proconsul fut- il à peine retourné à Carthage, que saint Cyprien .sortit de sa retraite. Il fut décapité le 14 septembre 258. 11 existe 14 ouvrages de saint Cyprien, et de plus, 83 lettres intéressantes pour la connaissance de l'histoire ecclésiastique. Une des productions les plus importantes de saint Cyprien , est son traité de VUnilé de VÈglise. Les protestaus veulent le faire regarder, sinon comme l'auteur de cette maxime fondamentale de la religion catholique, au moins comme celui qui l'a le premier développée et lui a donné .<ia fx)rme systématique. Ils lui reprochent aussi l'éloge excessif, selon eux , qu'il donne aux bonnes œuvres et aumônes, dans son traité qui porte ce titre. Tous les partis conviennent que saint Cyprien était un homme pieux et zélé pour le maintien de l'ordre et de la discipline dans son Église. H ne se distingua pas comme dogmatiste, ni comme interprète des saintes Écritures. Son principal mérite, comme écrivain, consiste dans sa morale. Lactance,qui a été professeur de rhétorique, loue son style * , saint Jérôme son éloquence et sa clarté. Les modernes n'ont pas confirmé ce jugement dans tous ses points; on trouve que saint 4'iyprien a les défauts de son modèle, Tertullien ; et que, comme celui-ci, il manque de simplicité. La considération personnelle qu'il acquit par sa piété , par son zèle et par le courage avec lequel il mourut pour sa foi , lui ont acquis dans l'Église catholique une grande autorité, et il est un de ceux qui ont fixé la dogmatique et la phraséo-

* « Saint Cyprien avait , dit Lactaoce , on esprit subtil , agréable et une grande neueté , ce qui est une des plus lielies qualités du discours. Son style est orné, son exprès- ^ioo facile, son raitonnement doué de force et de vigueur; il plaît , instruit, persuade , et fait si bien ces trois choses qîril serait diffieile de dire dans laquelle II excelle le plus. /nstUntionx divines, \\r. v, chap. t.)

logie sacrée , ou ce qu'on appelle la latinité désiaslique. Sa réputation fut cause qu'on forgea par la suite sous son nom beaucoup d'ouvrages que la critique a rejetés comme supposés; de ce nombre sont plusieurs pièces en vers.»

La lettre écrite par saint C]rprien à son ami Donat, quelque temps après leur baptême, compléiera cette notice de Schoell, en faisant connaître plus intimement la direction d'idées habituelles de saint Cyprien.

< Vous af ez raison , mon cher Donat , de ni*avertir de m'acquiter de ma promesse. Car je me souviens de vous avoir promis ce qut vous me demandez , et cetle salaoD est tout -à-fait favorable pour cela, puisque c'est le temps des vendanges , on l'esprit libre de tous soins se délasîe des fatigues du reste de Tannée. La beauté même du fieo où nous sommes s'accorde fort bien avec celle du jour, et la face riante de ces Jardins conspire arec la dooeeur de l'automne i flatter agréablement les sens. Je suis doue d'avis que nous passions ici ce beau jour i nous entretenir, et à nous instruire l'un l'autre des divins préceptes. Et de peur que quelque profane ne vienne troaMcr notre entretien , ou que le bruit de la maison ne nous incommode, allons nous asseoir la-bas où ces pampres de vigne qui serpentent alentour de ces ormeaux ferment un couvert et une retraite agréable. Ce lieu , ce me semble, est fort propre à notre dessein; et en même temps que celte belle verdure r^ouira nos yeux, notre esprit se nourrira avec plaisir des choses que nous dirons , quoique je voie bien que vous ne vous soocîea maintenant que de m'entendre, et que. méprisant tous ces objets qui pourraient charmer vos yeux , vous les tenez seulement attachés sur moi ; car raffectkm que vous me portez vous rend extraordinairement attentif. Mais que puis-je vous dire qui soit capable de répondre i cette grande attention, et de vous satisfaire? La médiocrité de mon esprit n'est pas suffisante pour produire de grandes choses, et ne vors aUendez pas à recueillir une moisson bien riche. Je m'efforcerai néanmoins selon mon pouvoir, puisque aussi bien la matière que j'M A traiter est avantageuse. Au barreau , on devant le peuple, Téloqueoce a un vaste champ pour paraître; mais lorsqu'on parte des choses de Dieu, la vérité et la simplicité sont le plus bel ornement du discours. Cest pourquoi n'attendez pas de moi des choses éloquentes, mais fdrles; ni que j'emploie ici des mots choisis et rcdierchés comme si j'avais à parler devant le peuple. Je vous entreHendrai d'une fiiçon simple et grossière, comme la pins propre au dessera que j*al de relever la bonté et la misSricorde de Dieu. Car ce dont je vous veux parler se sent avant qu'on l'apprenne , et ne s'acquiert pas par une étude longue et pénible, mais est l'effet d'une grâce prompte et puissante.

« Lors done que je languissais dans les ténèiires d*tooe nuit profènde, et que flottant sur la mer orsgeoae du siècle» j'éuis incertain de ce que je devais foire, rebelle à la lumière et à la vérité, je trouvais exunémement dur ce qu'on me promettait de la bonté de Dieu pour être sauvé : qu'on pût naître encore une fois, en sorte que recevant une nouvelle vie dans les emx du bapcénie, on te dépouilUt de ce qu'on était sti:>ariVMit , et qu'un bomme changeât entièrement d>»|irii, sou corps demeurant lou-

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