DE L'UNITÉ DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE
imn point de mal. Je ne leur ai point parlé, H Um prophétisaient. S'ils fassent demeurés aar les fendemens que j'ai posés , s'ite écMIé fliea paroles et instruit mon peth pli, ja Ita anraîs détoomés de leurs mauvaises K vCeat encore eut que Notre-Seigneur il dit: «Us n'ont abandosné moi b fontaine d'eau rive, et ils ae aont des eitenies rompues qui ne peuvent conrami'. » Ne pouvant j avoir qu'un seul bap- , ila croient powoîr baptiser ; ayant abanla foolainede vie , ils promettent la fprâee dafCM vivifiante et salutaire; ils ne nettoient paa Ica hommes , mais les sonillent encore damMage; Ils ne pm*ifient pas leurs crimes, mais ka MoNriasent. Cette naissance n*enf]^ndre pas à Dieu y mais au diable. Gomment sont nés' du mensonge peuvent- ils lia promessea de la vérité ? Gomment qm aaol cii(fendrés de ta perfidie pecwent- 8tceMgiftr la grâce de la foi? Ou comment MB-là pcirtent-iis obtenir la récompense de la piiai, qui, par Me fureur séditieuse, ont rompu k paia dn Seigneur? Et qu'il!» ne se flaUefit poiaa de ce q«'a dit Notre-Seignenr, que partant oè il y en aura dein ou trois d'assemblés Qi 99m nom, il sera avec eux^ ; car ceux qui allè- Bneni ce passage sont des corrupteurs et de faux iolitprèlna de FËvangile. Ils ne prodcisent que b llit do panage et bissent ce qui précède ; ils meneian que dfune parrîe et suppriment Tautre. Gomme ils sont rétra»ché» de IfÉglise,. ils retranchen<i les paroles âe likarium^car Nolre-Seîgneur exhortant ses disciptet k conserver Tunion et la* paix : «Je vous aaanre, leur dit-K, que si deux de vous sont bien «aii a«p la terre, quov qu'il» demandent, mon Pèreqnicst dans les deux le leur accordera , car pwlMÉ oè il y en aura deux ou trois assemblés e» HHNi imn ,. je suis avec eux ^; » par où il mo»tre qt^il n*» pas tant d'égard au nombre qu'à runaur de ceux qui le prient. « Si deux de vouf?, dîl4l,( sont bien unis sur la terre. 1 H établit premièrement l-union et la concorde , et nous enseigne à être bien d'accord ensemble. Or comment celui-là peut-il ètrcd*accord avec quelqu-uft qoî est désuni d'avec le corps de l'Église et de tous les^ fidèles? Gomment deux ou trois
« Jérémie^ 26,16. -» /bid., 2, 13.
» Mallh , 18 , 20: - * /hid., 16 , 19.
peuvent-ils s'assembler au nom de Jéso^hrist, lorsqu'il est certain qu'ils sont séparés de Jésus- Ghrist et de son Évangile ? car ee n'est pas nous qui nous sommes éloignés d'eux , mais e*est eux qsâ se sont éloignésde nous ; et tandis que faisant des assemblées à part ils ont formé le schisme et niérésieyils ont abandonné la source et for^^e de la vérité. Or Nofre-Seigneur parle de son Église et parle à ceux qui j sont, quand il dit que, s'ils s'entendent bien, ^ si, selon qu'il leur a commandé, ils prient avec union de coeurs , dans ce cas, quoiqu'ils ne soient que deux ou tro», ils pourront obtenir de la majesté de Dieu ce qu'ils demanderont, c Partout , dit-il , eè il j en aura deux ou trois assemblés en mon nom , je sais avee eux.» G'est-à-dire avec ceux qui sont simples et paisibles, avec ceux qui craignent ENeu et qui gardent ses eommandemens ; quafed ils ne seraient que deux on trois de eeitte sorte , il dit qu'il sera avec eux. G'est ainsi qti'û fm, avec les trois enfans de Babylone dana la fbtifnaise ardente^, et parce qn'iîa étaient simples et bien unis , il envoya un vent frais pour détourner les flanMnes qui les enviroil^Mffent. (T^' ainsi et poor la même raison qu'il se trouva avec les deux ap^Vires' qui éiaieAt prisonniers, et qa'aprës avoir lui-même ouvert les polîtes de h prison , il les remit dans la place publique pour coati Éuer à prêcher an |^ple la parole qulfs leur avaient déjà fidèhmient annoncée. Lors donc qu'il dit : «CM il y en aura detirx ou (r6fe assemUés en rooK n^i , je suis avec- eux , » il n'a pas vouiff diviser PÉglDse, puisque c'est lui qnfî l'a fermée et établie; mais reprochant au! perfides leur discordle et reeommandamf la paix atrx fidèles , il fart voir qu'il est plutôt avec deux on trois qui prient unanimement ensemble , qu'avec plusieurs qui sent désnnfs ; et qtre laf priéro de peu- de personnes bien d'accord â' plus de poc^ voir que celle d'une multitude discordante. G'est pour cela que, nous donnant dés règles pour prier, il dit : «Lorsque vous vous présenterez pour prier, si vous avez qAdque chose contre quelqu'un , pardonnez-lui , afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos péchés 3. D II rappelle de même de l'autel celui qui y était venu pour sacrifier étaât mal avec quelqu'un , et il lui commande db s'accor-
« Daniel , 3. — * Aciw , 5. — » Marc , fl, 26.
SAINT CYPRIEN
der premièrement avec son frère , et puis d'oFfrir son présent à Dieu avec un esprit de paix^ C'est ainsi que Dieu ne regarda point les présens de Gain , parce que celui-là ne pouvait pas être en bonne intelligence avec Dieu, qui ne Tétait pas avec son frère à cause de sa jalousie^. Quelle paix donc se promettent de la part de Dieu ceux qui n'ont point de paix avec leurs frères? Quels sacrifices peuvent célébrer ceux qui ont de la jalousie contre les évèques? Croient-ils que Jésus-Christ soit avec eux lorsqu'ils sont ensemble, n'étant ensemble que hors de TÉglise? Quand ils souffriraient la mort pour la confession de son nom , tout leur sang n'est pas capable d'effacer cette faute. Le schisme est un crime si énorme que la mort même ne le saurait expier. Celui-là ne peut être martyr qui n'est point dans I*Ëglise; celui-là ne peut arriver au royaume, qui abandonne celle qui doit régner. Jésus-Christ nous a donné la paix , il nous a commandé d'être bien unis ^ il nous a ordonné de conserver Inviolables les liens de la charité; celui-là donc ne 'peut être martyr qui ne garde pas la charité fraternelle; c'est ce que l'apôtre saint Paul témoigne , lorsqu'il dit : «Quand j'aurais assez de foi pour transporter les montagnes , si je n'ai point la charité, je ne suis rien. Quand je donnerais tout mon bien aux pauvres et que je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai point la charité , tout cela m'est inutile. La charité est généreuse, la charité est douce , la charité n'est point jalouse, ni indiscrète, ni orgueilleuse , ni colère, ni maligne; elle aime tout le monde, elle croit tout , espère tout , supporte tout ; enfin la charité ne sera jamais détruite 3. » La charité, dit-il, ne sera jamais détruite , car elle subsistera toiyours daas le paradis; elle demeurera éternellement , parce que les fidèles seront éternellement unis ensemble. La discorde n'a point de lieu dans le royaume des deux. Celui qui par une division criminelle a violé l'amour de Jésus- Christ n'aura point de part aux récompenses de Jésus-Clirist , qui a dit : a Voici le commandement que je vous donne, de vous aimer l'un l'autre comme je vous ai aimés ^. » Celui qui n'a point la charité, n'a point Dieu avec lui.Ëcoiitez ce que dit le bienheureux apôtre saint Jean : «Dieu est amour, et celui qui demeure dans
* Mauh , 5, 25. - • Genèiie, 4, 5.
•Cor.,18,2.-*J«io,15, 12. |
l'amour demeure en Dieu , et Dieu demeure en lui ^ D Ils ne peuvent pas demeurer avec Diea^ parce qu'ils n ont pas voulu demeurer en pair dans TEglise. Ils ont beau être exposés au feu et aux bêtes , ce ne sera pas la couronne de leor foi, mais la peine de leur perfidie ; ce ne sen pas une qiort glorieuse, mais un désespoir, (li homme de la sorte peut être tué , mais il ne peut pas être couronné. Il se dit chrétiei, comme souvent le diable se dit le Christ, seki le témoignage de Notre-Seigneur même : «Pis* sieurs viendront en mon nom et diront : Cot moi qui suis le Christ , et ils en tromperool beaucoup^.» Comme donc le diable n'est pu Jésus -Christ, quoiqu'il se couvre faussemcfll de son nom, celui-là de même ne doit pai passer pour chrétien, qui ne demeure pas dam la vérité de l'Évangile et de la foi. Prophétiser, chasser les démons, faire de grands miracles, tout cela est admirable ; et néanmoins avec toot cela l'on n'entre point dans le royaume des cieux , si Ton ne marche dans le droit diemio. C'est ce que Notre-Seigneur déclare quand il dit : «Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé eu votre nom? n avons-nous pas cbMsé kl démons en votre nom? n'avons-noos pas lait de grands miracles en votre nom? Mais je iev répondrai : Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi ministres d'iniquité ^.» Il faut vivre dans la justice , si nous voulons que notre juge nous soit favorable; il laut obéir à Diea, si nous prétendons qu'il nous réoompeme. Notre-Seigneur, dans TÉ vangile,voulant abr^ le chemin de noire espérance et de notre foi: «Le Seigneur votre Dieu, dit-il, est on ceol Dieu *. Vous aimerez le Seigneur votre Dî» de tout votre cceur, de toute votre Ame et de toutes vos forces.» Voilà le premiercommaodement. Et voici le second qui lui est semblable : « Vous aimerez votre prochain comme vousmême. Toute la loi et les prophètes se rapportent à ces deux commandemens^. » Il a ensietgiié en même temps l'unité et l'amour, et il a enfermé tous les prophètes et toute la loi en^deox commaodemens. Mais quelle unité ou qud amour garde celui qui , transporté d'mie ftarav séditieuse, divise l'Église, renverse la fci|
* Jean, 4, 16.-« Mire, 13, 0. - • Ibllk, 1^
* Marc, 12, 29. -» âbuh., «, 4lxT^