‹ Choix de monumens primitifs de l'église chrétienne (volume 2)Chapitre 78 sur 80 · A CONSTANTIUS ET A CONSTANS, AUGUSTES · texte numérisé non relu

A CONSTANTIUS ET A CONSTANS, AUGUSTES

(ÉCRIT TEIUI 34fi.)

I. Personne ne doute que les quatre élémens , savoir, le feu , l'eau , Tair et la terre , ne soient les principes de toutes choses. Mais ces quatre élémens ont des qualités contraires. (Test pourquoi les païens, qui les reconnaissent pour les principes des autres êtres, ont tort de prendre k Feu pour une souveraine divinité, comme si mut ce qu'il y a dans le monde n*avait point d'autre cause que la chaleur. Leur erreur est venue de ce qu'ils n'ont point su que c'était Dieu qui avait créé ces élémens, qui leur avait donné ces qualités par lesquelles ils se combattent, et assignfié la place qu'ils occupent. Gependant, cela se peut découvrir, ou par la seule lumière des sens, ou par l'attention de l'esprit, on par la force du raisonnement.

Les Égyptiens, qui tirent de grands avantages du Nil, adorent ses eaux, leur adressent des prières , leur offrent des sacrifices et leur rendent tontes sortes d'honneurs et de respects. Mais ils mêlent parmi leurs mystères de tristes dis{]^ftces, de cruels combats et de tragiques fbnérailles. Ils disent qu'un mari lira autrefois nne horrible vengeance d'un adultère et d'un inceste que sa femme avait commis avec son fî*ère. Isis était la sceor, Osins était le frère, et Typhon était le mari. Quand Typhon eut découvert que sa femme s'était corrompue dans les inlïmes embrassemens de son frère, il le tua , hacha son corps en pièces et le jeta sur les bords du Nil. Isis quitta Typhon pour aller

< Ici M troave dant l'ouvrage de Matemus une préface qui ne s'est pas retrouvée dans le manuscrit et dont U ne reste que deux phrases iroparfliHes.

rendre à Osiris, son fi^ère et son mari , le devoir de la sépulture, et se servit pour cet effet de Nephté, sa sœur, et d'Anubis, chasseur renommé , auquel on a donné depuis une tète de chien , parce qu'il s'était servi de ses chiens pour trouver les membres épars dX)siris. Quand ils eurent été ramassés, Isis leur donna la sépulture. Ce Typhon et cet Osiris étaient deux rois d'Egypte : mais ce dernier était un bon prince , et auquel on ne pouvait rien reprocher si ce n'est le crime qu'il avait commis avec sa sœur, au lieu que l'autre était un superbe, on emporté et un furieux. Aussi Typhon est-il en horreur et Osiris en vénération. Voilà le fondement de la solennité que les Égyptiens célèbrent en rhonneur d'Isis. Ils ont dans la partie la phis secrète de leur temple une représentation do tombeau d*Osiris; ils renouvellent tous les ans leurs lamentations sur sa perte, et, pour retracer eux-mêmes la douleur du genre funeste de sa mort, se coupent les cheveux, se frappenU'estomac et se déchirent les bras. Après avoir observé cette cérémonie pendant un certain nombre de jours, ils feignent qu'ils ont trouvé les membres épnrsd'Osiris, finissent leur deuil et se consolent. Déplorable aveuglement des hommes, qui, poor offrir chaque année de funestes sacrifices è un roi mort , renoncent au culte du souverain qui , par un sage tempérament de sa bonté, a tiré tout l'univers du néant, et perdent respéranee, qu'ils ne peuvent mettre qu'en lui, de la vteétef* ne lie, qu ils ne peuvent recevoir que de si grftoe! Hommes aveugles, vous ne tâchez point de revenir de votre égarement û la faveur delà lumière que l'on vous présente. Vous ne faites aucun effort

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