NE VERS LA FIN DU SECOND SIÈCLE
Toot ce qu'on sait sur Maroua Minuciua Félix , c'est qu'il était né en Afrique , sur la fin du deuxième ou au commeocemeot du troisième siècle , qu'il vint s'établir à Rome, où il acquit la réputation d'un des premiers orateurs de son siècle, et qu'il a écrit d'un style fort élégant le dialogue d* Oclavius, que l'on trouve dans ce volume. Cet agréable petit traité est plutôt sans doute la production d'un homme d'esprit et d'un homme du monde, que celle d'un théologien de profession; mais tel qu'il est, on le lit avec beaucoup de plaisir, et il donne des idées fort justes sur l'état du paganisme^ déclinant et du christianisme croissant. On avait longtemps regardé ce traité
comme le huitième livre du traité d'Arnobe, Adversus génies; mais Adrien de Junghe, célèbre philologue hollandais, s'aperçut le premier de cette bévue, et depuis ce temps le traité d^Oclavius a été plusieurs fois réimprimé séparément et sous le nom du véritable auteur, Minucius Félix, dont Lactance et saint Jérôme ont parié avec beaucoup d'éloges.
La première édition séparée du traité de Minucius Félix est celle donnée à Heidelberg, in-8^,
11 a été traduit plusieurs fois en français. J'ai revu l'ancienne traduction française sur le texte ^ et je l'ai corrigée.
SAINT CYPRIEN