‹ Choix de monumens primitifs de l'église chrétienneChapitre 45 sur 110 · DE L'UNITE DE L · texte numérisé non relu

DE L'UNITE DE L

n^aura point de mal. Je ne leur ai point parlé, et ils prophétisaient. S'ils fussent demeurés fermes sur les fondemens que j'ai posés, s'ils eussent écouté mes paroles et instruit mon peuple , je les aurais détournés de leurs mauvaises pensées ^ nCTest encore eux que Notre-Seigneur j marque quand il dit : « Ils m'ont abandonné moi qui suis la fontaine d*eau vive, et ils se sont creusés des citernes rompues qui ne peuvent contenir Teau ^. » Ne pouvant y avoir qu un seul baptême, ils croient pouvoir baptiser ; ayant abandonné la fontaine de vie, ils promettent la grâce de Teau vivifiante et salutaire; ils ne nettoient pas les hommes , mais les souillent encore davantage ; ils ne purifient pas leurs crimes, mais les accroissent. Celte naissance n'engendre pas des enfans à Dieu, mais au diable. Comment ceux qui sont nés du mensonge peuvent-ils recevoir les promesses de la vérité? Comment ceux qui sont engendrés de la perfidie peuventils conserver la grâce de la foi ? Ou comment ceux-là peuvent-ils obtenir la récompense de la paix , qui, par une fureur séditieuse, ont rompu la paix du Seigneur ? Et qu'ils ne se flattent point de ce qu'a dit Notre -Seigneur, que partout où il y en aura deux ou trois d'assemblés en son nom, il sera avec eux^ ; car ceux qui allèguent ce passage sont des corrupteurs et de faux interprètes de FÉvangile. Ils ne produisent que la fin du passage et laissent ce qui précède; ils ne font mention que d'une partie et suppriment malicieusement l'autre. Gomme ils sont rétranchés de l'Église, ils retranchent les paroles de l'Écriture ; car Notre-Seigneur exhortant ses disciples à consen^er l'union et la paix : «Je vous assure , leur dit-il , que si deux de vous sont bien unis sur la terre , quoi qu'ils demandent , mon Père qui est dans les cieux le leur accordera , car partout où il y en aura deux ou trois assemblés en mon nom , je suis avec eux ^; » par où il montre qu'il n'a pas tant d'égard au nombre qu'à l'union de ceux qui le prient. «Si deux de vous, dit-il , sont bien unis sur la terre. » 11 établit premièrement l'union et la concorde , et nous enseigne à être bien d'accord ensemble. Or ' comment celui-là peut-il être d'accord avec quel- - qu'un qui est désuni d'avec le corps de TÉglise et de tous les fidèles? Gomment deux ou trois

« Jérémiep 25, 16. - * Jbid., 2, 13.

• Natth , 18, aO. - « Ibid., 18, 19.

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