I.AC
usscitOlroîtcs. Quelques-uns croient que le nom de mtri'fi que IfsLilîns leur onldoiiiié vient de ce (|u'(lle-.s sont destinées a aspirer ( nare ) sans cesse fuir et les odeurs. U est vrai pourtant que ce canal ne se termine pas seulement au nez, niaisqu'ila aussi communication à la boucliepar le fond du palais, et â Tcndroit où le gavion s'élève dans le ffosicr. La raison en est évidente, ciirsi le canal qui conduit l'air au poumon ne nionliiit qu'au nés. comme celui qui conduit les vtandesàreslomacnemontequ'i\lalmuche,nous n'aurionspasTusaj^ede la parole. Uafaliu que la divineprovidenccouïFÎtparcc canal un passade ik la voix , sans lequel la langue n'aurait pu la fijrmer ni l'articuler par la diversité de ses mouveinens. Quand ce pas.saf;e t»t bouché, on est réduit au silence, et c'est une erreur decroîre qu'on puisse devenir nuicl par une autre cause. Les nniels n'ont point de fil qui leur tienne la laujjue atlacliée, couinie le peuple se Timaj^ine, itiuis le passaiîc par oii l'air devrait se communi<iuer ii la liouilic, est terme chez eux , ce qui est cause qu'ils ne |H)nssenl cet air-lA en dehors que par le nez, et en faisant un bruit qui a du rapport avec le niu(;isscmciit. Ce passade est quelipielttis bouclic par un défaut de nature, et quciquelbis par un accident de maladie, et ceux auxquels ce malheur arrive perdent l'ouïe aussi bien i|ue la parole. Ce canal a encore un aulrc ii.ujjc dans le bain, qui est de recevoir par la iMmelic un air fort échauffé que l'on ne saurait recevoir (pie par le nez. De plus, quand les condiiils du nez sont buucliés par une pituileépaissic qui est tombée du cerveau, on respire par la Imielie , sans quoi on serait en danger d'clouffer. Lorsque les viandes ont été digérées par la chaleur, elles se chanf^ent en un suc qui se répand dans tons les membres, et en réparc la force et la vigueur. Les intestins, qui se replient sur eux-mêmes par tant de tours et de détours, sont un ouvrage dij;ne d'admiration. Car, lorsque les viandes ont été digérées par l'estomac, leur suc pas.^c )>ar les intestins pour se distribuer cnsuile dans toutes les parties. Mais parce que la sinuosité des intestins aurait pu le retenir, ce qui aurait été [rts-danffcrcus , ils sont frottés au dedans d'une humeur épaisse qui facilite le lias'aj;!' 5\ tout re (|u'its contiennent. Je reuiarqiii \:n riiHHf iri uiii' rliii:;»' dans la .'.IruiUirt^de ivjli- -■.'Vji! . M laipicîk hiui .1 i;(n;ivu av(r mi-
admirable sagesse. C vessie , qui n'est d'auci n'ait aucun canal par les intestins, elle neli l'eau qu'elle en tire. Il naître comment cela reçoivent le suc des ' l'estomac , sont plus la autres. Ces mêmes in veloppent en quelqu envoient toute Tcau, i le conduit que la natu cependant les malièrt CD bas et sortent da o XII. Puisque nous des parties internes i nous n'en devons om( que chose de celle oCi se former. Je sais bic soin particulier de la née des yeux, elle ne Les hommes ont dei porter la semence, et des vases où ils la poi càté droit contient la i et celui qui est au cAti fait les femelles. Cest du corps a plus de fwt que le gauche en a œc Quelques-uns croient la moelle , et d'autrci tout le corps, et qu'el qui la porte ; mais « difficile à connaître. I vise de la même sorti plient a peu près cocn Là partie qui est au a euline , et l'autre est est de la conception, Varron et Aristote c attribuent une semeni qu'aux hommes, la pn ressemblance que lei avec leurs mères , et mélai^e des deux qui s'imaginent que le cof] cause qu'il est le princ la siigesse , et que le r qu'en quarante Jours, des ob»civatiuns quel
DE L'OUVRAGE DE DIEU
couches, n est certain néanmoins que dans les oiseaux , ce sont les yeux qui sont formés les premiers, comme on Ta remarqué en voyant leurs œufs ; ce qui me persuade que c^est aussi la lète qui est la première formée dans Tbomme. Pour ce qui est de la ressemblance, voici comme ils l'expliquent. Ils disent que , lorsque les deux semences se mèleut et se joignent , si celle du père a le dessus , Tenfant , de quelque sexe qu'il soit , ressemble au père ; au contraire si la semence de la mère à le dessus , Tentant lui ressemble. Or la semence qui a le dessus est la plus abondante, et est celle qui enveloppe Tantre en quelque sorte et renferme. De là vient souvent que Tenfant ne ressemble qu'à Tun des deux. Il arrive pourtant, quand les semences sont bien mêlées , ou qu'il ressemble à tons les deux , ou qu'il ne ressemble ni à l'un ni à Pantre. Aussi voyons-nous quelquefois que les couleurs des animaux se mêlent de telle façon dans leurs petits qu'ils ressemblent en quelque chose à chacun d'eux , ou qu'ils ne leur ressemblent point du tout Qi](ant à ce qui est de la diffêrence des sexes , je dirai ici ce que les philosophes enseignent. Ils tiennent que , quand la semence de l'homme tombe du côté gauche , il se fait un enfont mâle, mais que cet enfent tient beaucoup de sa mère , en ce qu'il en a la blancheur , la beauté , la taille , la vcrie , le tempérament , l'esprit, la délicatesse et la faiblesse. Quand la semence de la femme tombe du côté droit , il en vient une fille , mais elle a quelque ehose de viril plus que la bienséance ne semble le demander , comme la force , la grandeur démesurée , le teint brun , le visage revêtu de quelques poils , la voix mâle , la hardiesse et le courage. Mais si la semence de l'homme tombe au côté droit et celle de la femme au côté gauche , alors les eofans naissent selon l'intention de la nature , les filles ayant la beauté qui leur convient , et les fils la vigueur qui leur est propre, au reste, on ne saurait assez admirer la prévoyance dont Dieu a usé en formant les deux sexes , afin que , étant unis ensemble par le plaisir , ils conservassent le genre humain, malgré les efforts que la mort fait incessamment pour le détruire. H a donné aux hommes la force en partage, afin que les femmes leur fussent soumises. Et c'est pour cela qu'il a recule nom de vir qu'il a en latin, qui est uû nom qui si- I
gnifle la force, comme celui deh femme, muff^r^ venant de moiiities, signifie la foiUesse et la mdlesse. Lorsque la femme est près d'aoooucher, son sein se remplit de lait pour la nourriture de son enfant. H était juste que cette créature, qui doit avoir un jour la sagesse en partage, tirât son premier aliment d'auprès du cœur , qui est le siège de la sagesse. Cet aliment est une humeur blanche et épaisse qui MMitient les enfans dans ce commencement de leur vie , ju^ qu'à ce qu'ils aient des dents et des fbrces qui les rendent capables d'une nourriture plus solide. Retournons cependant à notre soùet , et aciievons d'expliquer ce qui en reste.
XIII. ie pourrais remarquer ce qu'il y a de merveilleux dans les parties qui servent à la production de Tliomme , si la pudeur ne m'empêchait d'en parler , et si la même modestie qui a tant de soin de les tenir cachées ne m'obligeait de les couvrir encore maintenant sous le voile du silence. Je me contenterai donc de détester le ^ime horrible que commettent les impies qui, pour faire on gain honteux, ou pour prendre un brutal divertissement , abusent de cet ouvrage admirable que les mains de Dieu n'ont formé que pour être l'instrument de la propagation du genre humain , et qui ne tirent d'une chose si sainte qu'un léger et stérile plaisir.
U n'y a rien dans les autres parties du corps qui n'ait été fait avec raison et qui ne renferme sa beauté. Les chairs sur lesquelles on s'assied sont plus fermes q^e les autres, parce qu'elles soutiennent toute la pesanteur du corps. Les cuisses, qui les portent , s'amincissent peu à peu et se terminent aux jambes , dont les jointures sont si commodes et pour s'asseoir et pour marcher. Les pieds ressemblent en quelque chose aux mains, et en quelque chose en sont différentes. Ils ne sont pas ronds comme ceux des animaux, mais longs et plats, afin que l'homme fût ferme dessus, et qu1l se tint aisément debout. Ils ont des doigts en nombre égal à ceux des mains , mais c'est plutôt pour rornement que pour Fusage, et c'est pour cela qu'ils sont courts et serrés. Le premier n'est pas si fort distingué des autres que le pouce l'est dans la main. Il ne laisse pas de les surpasser en grosseur et en force. Leur union sert à rendre la démarche plus ferme et plus assurée, car on ne saurait courir sans presser la terre avec les doigts