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CHAPITRE III

Seconde partie de la prudence politique et du gouvernement d'Estat, qui est de Faction et gouvernement du prince.

Ayant traicté de la provision et instruit le souverain de quoy et comment il doibt garnir et munir soy et son Estât, venons à l'action et voyons comment il se doibt employer et se prévaloir de ces choses, c'est-à-dire en un mot bien commander et gouverner. Avant traicter cecy distinctement selon le partage que nous en avons fàtct, nous pouvons dire en gros que bien gouverner et se bien maintenir en son Estât gist à s'acquérir deux choses, bienveillance etauthorité. La bienveillance est une bonne volonté et affection envers le souverain et son Estât. Par le premier, le souverain et l'Estat est aymé ; par le second il est craint et redoubté. Ce ne sont pas choses contraires, mais bien différentes, comme l'amour et la crainte. Toutes deux regardent les subjects et les estrangers , mais il semble que plus proprement la bienveillance regarde les subjects, et l'authorité les estrangers : Amorem apud populares , metum apud hosles quœrat1. A parler tout simplement et absolument, l'authorité est plus forte et vigoureuse, plus auguste et plus durable. Le tempérament et l'harmonie des deux est chose parfaicte ; mais selon la diversité des Estats, des peuples, leurs naturels et humeurs, l'une est plus aysée et aussi plus requise en aucuns lieux qu'en autres. Les moyens d'acquérir tous les deux sont touchés et com-

(I) Qu'il désire d'inspirer de l'amour à ses compatriotes, do la crainte aux ennemis. Tac. Annal, liv. XI, c. lu. Moral.

prins en ce qui a esté dict cy-dessus, spécialement de la vertu et des mœurs du souverain ; nonobstant nous en parlerons de chascune un peu.

La bienveillance (chose très utile et quasi du tout nécessaire, tellement que seule vaut beaucoup, sans elle tout le reste est peu asseuré) s'acquiert par trois moyens: douceur non-seulement en paroles et en faicts, mais encores plus aux commandemens et en l'administration; ainsi le requiert le naturel des hommes qui sont impatiens et de servir du tout et se maintenir en une entière liberté1 : Nec totam servitutempati, nec totam libertatem-. Ils obéissent bien volontiers en subjects, mais non en esclaves : Domiti utpareani, non ut serviant5. Et à la vérité l'on obéit plus volontiers à ecluy qui commande doucement : Remissius imperanti melius paretur i :

Qui vuli amari languida regnéimam*.

La puissance, disoit César, grand docteur en ceste matière, médiocrement exercée, conserve tout; mais qui commande indifféremment et eshontement n'est ny aymé ny asseuré. Il ne faut pas toutesfois une douceur trop lasche, molle ny abandonnée, affin que l'on ne vienne en mespris, qui est encores pire que la crainte : Sed incorrupto ducis honore6. C'est le tour de prudence de tempérer cecy, ne rechercher d'estre redoubté en faisant du terrible, ny aymé en trop s'abbaissant.

Le second moyen d'acquérir la bienveillance est beneficence, j'entens premièrement envers tous, mesmement le petit peuple, par une providence et bonne police, par laquelle le bled et toutes choses nécessaires au soustien de ceste vie ne manquent, mais soient à bonne raison, voire abondent s'il est possible; que la cherté ne travaille point les subjects; car le menu peuple n'a soin du public que pour ce regard : Vulgo una ex republica annonce cura1.

(î) Qui ne peuvent supporter ni une entière servitude ni une entière liberté.

(-2) TAC Hisl. liv. I, c. IC.

(ri) Tac. Vie d'Agricola, c. 1G.

('») Ses. liv. I, de Clemcnliû, c. 24.

(5) Qui veut élre aimé n'a qu'à tenir les rênes de l'Etat d'une main languissante. Sén. Thébaïd. act. IV, se. I, v. <!5!t.

((>) Mais sans que l'honneur de celui qui commande en soit altéré. Tac. Bist. liv. V, e. t.

(7) Le vulgaire ne prend intérêt ù la chose publique que

DE LA SAGESSE, PAR CHARRON

Le troisiesmc moyen est la libéralité (beneficence plus spéciale), qui est une amorce, voire un enchantement pour attirer, gaigner et captiver les volontés; tant est chose douce que de prendre, honorable de donner. Tellement qu'un sage a diet qu'un Estât se gardoit mieux par bieûfaicts que par armes. Elle a principalement lieu à l'entrée et en un Estât nouveau. A qui, combien et comment il faut exercer la libéralité a esté dict cy-dessus1. Les moyens de bienveillance ont esté sagement practiqués par Auguste : Qui mililem donis, populum annona, cuncios dulcedine otii pellexil*.

L'authorité est l'autre appuy des Estats : Majestas imperii, salutis tulelaz; la forteresse invincible du prince, par laquelle il sçait avoir raison de ceux qui osent le mespriser et luy faire teste. Aussi à cause d'icelle Ton ne l'ose attaquer, et tous recherchent d'estre bien avec luy. Elle est composée de crainte et de respect. Par ces deux le prince et son Estât est redoutable à tous et asseuré. Pour acquérir ceste authorité, outre la provision des choses susdictes, il y a trois moyens qui se doibvent soigneusement garder en la forme de commander. Le premier est la sévérité, qui est meilleure, plus salutaire, asseuréc et durable que l'ordinaire douceur et grande facilité. Ce qui vient premièrement du naturel du peuple, lequel, comme dict Aristote*, n'est pas si bien nay qu'il se range au debvoir par amour ny par honte, mais par force et crainte des supplices, puis de la corruption générale, des mœurs et desbauche contagieuse du monde, à laquelle ne faut pas penser pourvoir par douceur, qui ayde plustost à mal faire. Elle engendre mespris et espérance d'impunité, qui est la peste des républiques et des Estats : Illecebra peccandi rndxima spes ifnpunitatiss. C'est une grâce envers plusieurs el tout le public de quelques l'ois en chastier bien quelqu'un. El faut par fois couper iin doïgl pour empeschi r la gangrené

pour ce qui concerne les subsistances. Tac. Htsi. liv. IV, c. 38.

(i) Au r. 2.

(8) Qui s'attachait le sèîdal par des dons, le peuple par des

distributions de vivres, tout le n de par la douceur que

procure un paisible loisir. Tac. Annal, liv. i, c. -2.

(5j lie la majesté du prince dépend l<: salut de l'empire. fn im.-(.i i;i. li\. Mil , c .").

[i] vmst. Etlilc. liv. \. c. 10.

(:.; Cm. unt(. pro Milone, u, \'<,

de se prendre à tout le bras, selon la belle rcsponse d'un roy de Thrace1, à qui l'on disoit qu'il faisoit l'enragé et non le roy, que sa rage rendoit ses subjects sains et sages. La sévérité maintient les officiers et magistrats en debvoir, chasse les flatteurs, courtiers, meschans, impudens demandeurs et petits tyranneaux. Au contraire, la trop grande facilité ouvre la porte à tous ces gens-là, dont il advient un espuisement des finances, impunité des meschans, apovrissement du peuple, comme les catarres et fluxions en un corps flouet et maladif tombent sur les parties plus foibles. La bonté de Pertinax, la licence d'Heliogabale pensèrent perdre et ruiner l'empire ; la sévérité de Sévère et puis d'Alexandre le restablit et remit en bon estât. Il faut toutesfois que ceste sévérité soit avec quelque retenue, par intermission et à propos , affin que la rigueur envers peu de gens tienne tout le monde en crainte : Utpœna ad paucos metus ad omnes. Et les rares supplices servent plus à la reformation de l'Estat, a dict un ancien, que les frequens. Cela s'entend si les vices ne se renforcent et ne s'opiniastrent pas; car lors il ne faut pas espargner le fer et le feu •

Crudelern medicum intemperans œger facii*.

Le second est la constance, qui est une fermeté et resolution par laquelle le prince marchant tousjours de mesme pied, sans varier ny changer, maintient tousjours et presse l'observation des loix et coustumes anciennes. Le changer et r'adviser, outre que c'est argument d'inconstance et irrésolution, apporte et aux lois, et au souverain, et à l'Estat du mespris et mauvaise opinion. Dont les sages deffendent tant de rien remuer et rechanger aux loix et coustumes, fust-ce en mieux ; carie remuement apporte tousjours plus de mal et d'incommocjAté, outre l'incertitude et le danger, que ne pèusl apporter de bien la nouveauté: Parquoy tous novateurs sont suspects, dangereux el à chasser. Et n'y peust avoir assez forte et suffisante cause ou occasion de changer, si ce n'est une très grande, évidente et certaine utilité ou nécessité publique, lui ce cas eocores fàudroit-U y procéder comme d'aguet, doucement et len-

i Colys. — Stobi i . mai.

• ■i 1,'iu tempérance du malade force le médecin à devenir çruol. n bi u s su;i -, in comiectr, Si ment.

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tetttent, peu à peu et quasi insensiblement: 'Leniler et lente1.

Le trôisiesme est à tenir tousjours ferme en main ie limon de l'Estat, les resnes du gouvernement, c'est-à-dire l'honneur et la force de commander ci ordonner, et ne s'en lier ny remettre point à d'autre, et renvoyer toutes choses au conseil, affin que tous aient l'œil sur luy et sçachent que tout despend de luy. Le souverain qui quitte tant peu que ce soit de son authorité gaste tout. Parquoy il ne doibt eslever ny agrandir par trop personne : Communis custodia principalus neminem iinum magnum facere*. Que s'il y en a desjà quelqu'un lel il le faut ravaller et reculer, mais doucement, et ne faire point les grandes et hautes charges perpétuelles ny à longues années, affin que l'on n'aye moyen de se fortifier à rencontre du maistre, comme il est souvent advenu : Nil tam utile, quam brevem potestatem esse, quœ magna sit 5.

Voylà les moyens justes et honnestes au souverain pour maintenir avec la bienveillance l'autborité, et se faire aymer, craindre et redoubter tout ensemble ; car l'un sans l'autre, n'est ny asseuré ny raisonnable. Pourquoy nous abominons une authorité tyrannique, et une crainte ennemie de bienveillance, qui est avec la haine publique, oderint quem mctuunt/\ que les meschans acquièrent abusans de leur puissance. Les conditions d'un bon prince et d'un tyran sont tomes notoirement dissemblables et aysées à distinguer. Elles reviennent toutes à ces deux poincts : l'un garder les loix de Dieu et de nature ou les fouler aux pieds $ l'autre, faire tout pour le bien public et proflit des subjects, ou faire tout servir à son proffit et plaisir particulier. Or le prince, pour estre tel qu'il doibt. faut qu'il se souvienne tousjours que comme la félicité est de pouvoir tout ce que l'on veus!. aussi est-ce s raye grandeur de vouloir tout ce que l'on doibt : Cœsari cutn umnia l'icent, propter hoc minus liceP . — Ut

(1) Doucement et lentement. Jist.-i.ips. liv. IV.

(2) Ne faites jamais un citoyen trop grand : c'est un principe général pour la sûreté de tout gouvernement. Amst. Poliliq. liv. V, c. 8.

(5) Rien de plus utile que de donner peu de durée à la puissance lorsqu'elle est grande. Ses. Controv. liv. \ (4) On hait celui qu'on craint. Cic ''•■■■ ' ■ , v >:. ■■ (."il L'empereur doit d'aul l noiii ■ ■ ,.,..

uui '.;' perm

friiritatis est passe quantum velis, sic magnitudinis telle quantum possis ; velpotius, quantum debeas '. Le plus grand malheur qui puisse arriver a un prince, c'est de croire qu'il luy est loisible tout ce qu'il peut et luy plaist. Si tost qu'il a consenti à ce pensement, de bon il devient meschant. Or ceste opinion leur vient des flatteurs qui ne manquent jamais à leur prèscher tousjours la grandeur de leur pouvoir ; et bien peu y a de fidèles serviteurs qui leur osent dire l'obligation de leur debvoir. Mais il n'y a au monde plus dangereuse flatterie que celle qui se faict à soy-mesme : quand c'est un mesme le flatteur et le flatté, il n'y a plus de remède à ce mal. Neantmoins il arrive quelques fois par considération des temps, personnes, lieux, occasions, qu'il faut qu'un bon roy face des choses qui par apparence peuvent sembler tyranniques, comme quand il est question de reprimer une autre tyrannie, scavoir d'un peuple forcené, duquel la licence est une vraye tyrannie, ou bien des nobles et riches qui tyrannisent les povres et le menu peuple, ou bien quand le roy est povre et nécessiteux, qui ne sçait où prendre argent, et faict des emprunts sur les riches. Et ac faut pas estimer tousjours estre tyrannie la sévérité d'un prince, ou bien les gardes et forteresses, ou bien la majesté des commandemens impérieux, qui sont quelques fois utiles, voire nécessaires : et sont plus à souhaiter que les douces prières des tyrans.

Voylà les deux vrays soustiens du prince et de l'Estat. si en iceux aussi le prince se sçait maintenir et se préserver des deux contraires, qui sont les meurtriers du prince et de l'Estat, scavoir hayne et mespris : desquels il faut dire un mot, pour mieux y pourvoir et s'en garder. La hayne contraire à la bienveillance est une mauvaise et obstinée affection des subjects eon tre le prince et son Estât : elle procède ordinairement de crainte pour l'advenir, ou de desir de vengeance pour le passé, ou de tous les deux. Ceste hayne, quand elle est grande et est de plusieurs, à grande peine le prince peut il esehapper : Multorum ndih riulh.r opr.* /m.<.<mu résister?-. V >■-.: p\p<>.>< a tïms, -t n'éfi IWi

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DE LA SAGESSE, PAR CHARROIS

una cervix1. Il faut donc qu'il s'en préserve : ce qu'il fera en fuyant les choses qui l'engendrent, sçavoir cruauté et avarice, les contraires aux instrumens susdits de bienveillance.

Il faut qu'il se garde pur et net de cruauté vilaine, indigne de grandeur, très infâme au prince \ mais au contraire qu'il s'arme de clémence, comme a esté dict cy-dessus2 aux vertus requises au prince. Mais pource que les supplices, bien qu'ils soient justes et nécessaires en un Estât, ont quelque image de cruauté, il doibt prendre garde de s'y porter dextrement : et pource Iuy en voulons donner advis : ï. Par exprès il ne doibt mettre la main au glaive de justice que bien tard et comme à regret : libenter damnai, qui cita : — ergo Mi parcimonia eliam vilissimi sanauinis5; 2. Forcé pour le bien public, et plustost pour exemple, et empescber que l'on y retourne, que pour punir le coulpable , 3. Sans cholere ny joie ou autre passion; que s'il en falloit monstrer aucune, ce seroit compassion ; 4. A la manière accoustumée du pays et non par nouveaux supplices, tesmoignages de cruauté ; 5. Sans assister ny se trouver à l'exécution ; 6. S'il en faut punir plusieurs, il les faut despescher vistement et tout en un coup-, car les faire longuement traisner les uns après les autres, semble que l'on s'y plaist et s'en paist.

Il faut aussi qu'il se garde d'avarice bien messeante en un grand. Elle se monstre ou à trop exiger et tirer, ou à trop peu donner. Le premier desplaist fort au peuple avare de nature, et à qui le bien, c'est le sang et la vie : c'est dequoy plus volontiers il se despite : le second aux hommes de service et de mérite, qui ont travaillé pour le public, et pensent qu'il leur estdeu quelque entretien. Or comment le prince se doibt gouverner en tout cela et en matière de finance, tant à faire fonds et imposer qu'à despendre et reserver, il a esté bien au long discouru au chapitre précèdent. Seulement diray içy que le prince se doibt soigneusement garder de trois choses : l'une , de ressembler par trop grandes et excessives impositions ces ty-

(i) La multitude a des milliers de mains qui se dirigent contre une seule lelc.

(£j Dans le c. 2.

(3) On met trop de promptitude à condamner. — Il faut être avare, même du sang le plus vil. Sfc.v de Clouent, c. 14 et C. i.

rans ronge -subjects, mange-peuples, qui dc~ voranl plebem sicut escam panis1 ; hy.oZopoi , quorum œrarium spoliarium civium, cruentarumque prœdarum receptaculum2 , car il y a danger de tumultes, tesmoin tant d'exemples et et vilains accidens : secondement, de sordidité tant à amasser (indignum lucrum exomni occasione odorari*; — et, ut dicitur, eliam a mortuo auf ferre * : parquoy ne se doibt servir à cela d'accusations, confiscations, despouilles injustes ) qu'à ne rien donner, ou donner trop peu et mercenairement, et se laisser par trop importuner par requestes et longue poursuite : tiercement , de violence en la levée , de fourrage, pillerie-, et que s'il est possible l'on ne vienne à saisir les meubles, les outils du labourage. Cecy regarde principalement les receveurs et exacteurs qui par leurs rigueurs exposent le prince à la hayne du peuple, et le diffament ; gens fins, cruels, à six mains et trois testes, dict quelqu'un3 : à quoy le prince doibt pourvoir, qu'ils soient preud'hommes : puis, s'ils faillent, les chasser rudement avec rude chastiment et grosses amendes, pour leur faire rendre et regorger comme esponge, ce qu'ils ont succé et tiré induement du peuple.

Venons à l'autre pire ennemy, mespris, qui est une sinistre, vile et abjecte opiniondu prince et de l'Estat : c'est la mort des Estats, comme l'aulhorité est l'âme et la vie. Qui maintient un homme seul, voir vieil et cassé sur tant de milliers d'hommes, sinon l'authorité et la grande estime ? Si elle s'en va et se perd par mespris, il faut que le prince et l'Estat donne du nés en terre. Et tout ainsi que comme a esté dict6, l'authorité est plus forte et auguste que la bienveillance, aussi le mespris est plus contraire et dangereux que la hayne, laquelle n'ose rien estant retenue par la crainte, si le mespris, qui secoue la crainte, ne l'arme et ne donne le courage d'exécuter. Il est vray que le mespris

(i) Qui dévorent le peuple comme du pain. Psaume XIII.

(i) Dont le trésor se grossit conlinuéllemenl des dépouilles des citoyens et de sanglantes proies. Plin. Panegyriq. Traj. c. 5(i.

(5) Flairer en toute occasion d'indignes gains, ammien Marcelin, Ht. II , r. -2i>.

(i) Et, comme on dit, dépouiller même un mort. Aristote, JUirt. liv. II.

(5) Plaii. dans l'Aululaire, auquel Charron fait allusion ; Bomines cum senis manibus, yenere Geryouaceo.

(G) Dans ce même chapitre»

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