‹ Choix de moralistes françaisChapitre 20 sur 509 · MAT · texte numérisé non relu

MAT

(*) A. cause de nous et pour noire salut. Paroles du Credo.

(i) D'une main courte ( immcdiatemcni ).

(li) Ce paragraphe et le suivant se retrouvent dans les variantes, chap. IV.

(G) Animal plus saint que les autres ci plus capable d'une haule intelligence. Ovid. Mêtum. liv, ij lab. 2/, y, 70,

des abeilles. Ainsi l'homme, roy universel d'icy bas, marche la teste droicte comme un maistre en sa maison, régente tout et en vient à bout par amour ou par force, domptant ou apprivoisant.

Son corps fut basty le premier de terre vierge rousse, dont il en eut son nom propre Adam, car l'appellatif estoit desjà Is, et icelle mouillée non de pluye encores mais d'eau de fontaine.

... Mixtam fluvialibus undis , Finxit in effigiem '.

Par raison le corps est l'aisné de l'ame, comme la matière de sa forme ; le domicile doit estre fait et dressé avant y demourer, l'attelier avant que l'ouvrier y puisse ouvrer. Puis l'esprit y fut par le souffle divin découlé et insinué, et ainsi ce corps animé et fait vivant, inspiravit in fasiem ejus spiraculum vitœ, etc. 2.

En la génération et conformation ordinaire et naturelle, qui se fait de semence au ventre de la femme, le mesme ordre se garde. Le corps est formé le premier par la force tant élémentaire de l'énergie et vertu formatrice qui est en la semence, aydant aucunement la chaleur de la matrice, que céleste, qui est l'influence et vertu du soleil, sol et homo générant hominem5. Et de tel ordre que les sept premiers jours les semences du père et mère se prennent, s'unissent et caillent ensemble comme cresme et s'en fait un corps -, c'est la conception. Nonne sicut lac mulsisti me, et sicut caseum me coagulastiï? Les sept d'après, ceste semence se cuit, espessit et change en masse de chair et de sang informe, rudiment et matière propre du corps humain. Les sept troisièmes suivans, de ceste masse est fait et formé le corps en gros, dont environ le vingtiesme jour sont produits les trois nobles et héroïques parties, le foye, le cœur, le cerveau, distantes en longueur ovale, ou, comme disent les Hébreux, se tenant par joinctures déliées qui puis se remplissent de chair, à la façon d'un formy où y

(i) Il le forma à son image, en mêlant la terre avec de l'eau de fleuve. Ovid. Mélam. lib. I, fab. II, v. 82.

(2) Il souffla sur sa face l'esprit de la vie. Cen. 2, 7.

(3) Le soleil et l'homme engendrent l'homme, akistote, Katar. Ausailt. lib. II, cil, in fine.

('.) Ne m'as-tu pas trait comme du lait et ne m'as,-lu pas coagule comme du fromage'.' Jws, c. 10, 10.

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