‹ Choix de moralistes françaisChapitre 250 sur 509 · LIVRE 111, CIIAP. XXXI · texte numérisé non relu

LIVRE 111, CIIAP. XXXI

pour foyr les maux de ceste vie, ou pour autres raisons; tout cela n'est-ce pas diversion? Peu y en a qui considèrent les maux en eux-mesmes, qui les goustent et accointent comme fit Socrates la mort, et Flavius condamné par Néron à mourir par la main de Niger. Farquoy aux sinistres accidens et mesadventures, et à tous maux externes, il faut destoumer son esprit à d'autres pensées. Le vulgaire sçait bien dire : N'y pensez point. Ceux qui ont en charge les affligés doibvent pour leur consolation prudemment et doucement fournir d'autres objects à l'esprit assailly. Abduccndus est animus ad alia studia, solliciludines, curas, negotia; loci denique mutatione sœpe curandus est1.

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