SCÈNE III
Je partage la satisfaction de ce pauvre Lafrance, et plus j'ai craint , plus j'ai souffert dans la route, plus le bon accueil que l'on m'a fait ici me paraît doux et flatteur. Cette jolie Rose dont il me parle... Comment est-elle dans un pareil endroit?... Ah! l'infortune l'aura sans doute réduite à la nécessité de servir ; je la verrai ; si elle est belle, sage , si elle mérite d'intéresser, eh bien ! je veux la marier, si elle aime quelqu'un dans les environs. Tout en courant les grands chemins, faire une bonne action , c'est séduisant ; et voilà pourtant comme un cocher maladroit, des chemins détestables , une voiture renversée , et une hôtesse obligeante, auront décidé du bonheur d'une jeune fille, et m'auront procuré, à moi, le plaisir bien doux
d'y contribuer. Ah! voici notre chère hôtesse
elle est seule.