M. MONDOR, ANTOINE, JULIEN
M. MONDOR
Bonjour, papa Antoine, comment vous en va? Mais qu'est-ce? Vous parliez un peu haut à ce coquin-là : est-ce qu'il vous aurait manqué en quelque chose ?
ANTOINE
Non pas, monsieur; mais comme j'attends ici l'arrivée de M. de Ferval, je le priais de vous porter cette lettre, et il y était peu disposé, parce que je n'ai point d'ordres à lui donner : cependant, lorsque j'ai dit que c'était de convention avec vous...
IL MOXDOR.
De convention, ou non, morbleu, j'entends que l'on vous obéisse comme à moi-même , qu'on vous respecte.
ANTOINE
Oh ! voilà qui est trop fort , par exemple , monsieur : vos bontés vous font oublier en quelle qualité je suis ici. . .
M. MOXDOR.
Si fait, si fait, je m'en souviens à merveille; mais j'entends qu'on vous distingue encore une fois, qu'on vous obéisse; je le prétends : je suis le maître chez moi , morbleu ; je fais ce qu'il me plaît , et personne n'en doit tirer des conséquences.
ANTOINE , bas , à M. Mondor.
Taisez-vous donc , et renvoyez ce domestique.