SCÈNE V
M. MONDOR, ANTOINE; M. DE FERVAL fils, JULIEN.
M. de Ferrai entre brusquement, il est en désordre, comme n homme qui a passé la nuit au bal; Julien le suit, portant domino.
M. DE FERVAL recule de surprise en apercevant sou oncle. Oh ! mon oncle ! Bas à julien. Bourreau ! pourquoi ne m'as-tu pas dit que mon oncle était ici ?
JULIEN", hésitant.
Monsieur... c'est que...
M. MONDOR
D'où venez- vous , monsieur? où avez-vous passé la nuit ?
M. DE FERVAL, légèrement.
Ma foi , mon cher oncle, c'est un de mes amis qui m'a donné le souper le plus élégant : nous avions grand'chère, de bon vin; ne suis-je pas excusable de m'être un peu oublié ?
M. MONDOR , avec co'ère.
Comment , monsieur le libertin , Antoine le tire par son habit, je vous ai déjà averti que ce train de vie ne me plaisait point; je mène une vie réglée, et j'entends que tout le soit chez moi.
Pendant tout le temps que M. Mondor gronde, M. de Ferval est distrait et parle par intervalles à Julien à l'oreille.