‹ Choix de petits drames en prose et en versChapitre 27 sur 139 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les mêmes, excepté SLRREY.

Capell et son fils se regardent tendrement en se tendant les bras l'un à l'autre.

CAPELL

Arthur, mon cher Arthur! que dirai-je à ta mère désolée ?

KINGSTON

Ah ! mylord ! le laisserez-vous massacrer ?

CAPELL

Que faites- vous, Kingston? Voulez-vous ébranler ma constance, quand il faudrait la soutenir ! J'ai bien assez à combattre la nature.

FAIRFAX

Vous n'avez plus qu'un instant , lord Capell.

CAPELL

Pourquoi prolonger mon supplice ? Laisse-moi sortir. Je ne voudrais pas expirer sous tes yeux.

MORGAN

Arthur, n'avez-vous rien à dire à votre père?

ARTHUR, avec fermeté.

Rien. Il sait ce qui se passe dans mon cœur. MORGAN, aux soldats.

Tenez-vous prêts à mon signal.

CAPELL

Adieu, mon fils. Encore une fois, Dieu, ton prince et l'honneur ! Je ne te survis un moment que pour

te venger. Il te détourne et se dispose à partir. FA1RFAX , à part.

Inflexible vertu, que je suis forcé d'admirer malgré moi-même. Haut. Mais que vois-je !

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