‹ Choix de petits drames en prose et en versChapitre 37 sur 139 · M. DE FAVIÈRES, M. ARMAND, THOMAS, COLIN · texte numérisé non relu

M. DE FAVIÈRES, M. ARMAND, THOMAS, COLIN

THOMAS , en entrant sans voir Colin.

Allons , monsieur, vous pouvez me suivre.

COLIN

Ce n'est pas moi qui l'ai dit à mon père, toujours.

THOMAS, apercevant Colin.

Ah! tout est perdu. Voilà ce drôle qui va jaser. Moi qui voulais l'envoyer en commission hors du village !

M. ARMAND , caressant Colin.

Va , va ; je suis sûr qu'il sera tout au moins aussi discret que toi. N'est-ce pas , mon petit ami ?

COLIN

Oh ! laissez-moi faire. Je garde mon secret tout comme un autre. Ce ne sera pas la première fois.

THOMAS

Oui ! Et quand cela t'est-il arrivé ?

COLIN

Et parguienne , l'autre jour, quand vous me rossâtes pour savoir qui avait dérobé les pommes du jardin. Est-ce que je vous dis que c'était moi?

THOMAS

C'est toi qui m'as volé mes pommes? Attends, at-

tends. Colin se sauve dans les bra; de M. de Favière?. Oh ! tu me le paieras.

M. ABMAND.

A la bonne heure , s'il parle.

If. DE FAYIËRES.

Et s'il ne parle pas, un louis pour sa récompense.

THOMAS

Entends-tu , Colin ? Un louis !

COLIX.

Bah ! Je l'aurais gardé pour rien, pour l'amour de notre maître.

m. Aiumn.

Et pouvons-nous compter également sur la discrétion de ta femme ?

THOMAS

Ma femme ! Dès qu'il y a du tripotage à se taire , vous verrez si elle jasera. Je ne sais pas tant seulement le tiers de ce que son mari devrait savoir. Allons, allons. Toi, Colin, reste ici pour empêcher qu'on ne vienne nous surprendre. Mais s'il t'échappe un mot , gare les pommes. Je te coupe les oreilles avec le coutelas du château.

Ils sortent.

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