SCÈNE VIL
M. DE FAVIERES , M. ARMAND , COLIN portant un panier de fleurs à son bras.
COLIN
11 faut que ce revenant de Turc ne soit pas si méchant. De quel air d'amitié il parle à M. le précepteur ! Il lui serre la main.
M. ARMANI).
Ventends-je pas quelqu'un?
M. DE FAVIERES.
Oui. Je cours me cacher là derrière, u s'approche d* la charmille, et se trouve vis-à-vis de Colin, qui le regarde on moment en face, tout tremblant, et tout-à-coup s'écrie avec transport. Eh ! c'est mon parrain , mon bon parrain ! Il jette son panier à terre , s'élance dans les bras de M. de Favièrcs.
M. DE FAVIERES , après l'avoir embrassé.
Doucement , mon ami , doucement.
M. ARMAND
Oui , Colin ; monsieur ne veut pas qu'on sache qu'il est arrivé. Garde-toi bien d'en rien dire à personne , au moins.
COLIN
Quoi! ni à madame, ni aux enfants?
M. ARMAND
C'est précisément à eux qu'il faut le cacher.