LA MÈRE, CAROLINE
CAROLINE
Vous laissez seule votre fdle , ma mère?
LA MÈRE
Viens, mon enfant. Te voilà toute tremblante. Qu'astu donc, ma chère Caroline?
CAROLINE
Ah! maman, si les cruels qui nous persécutent allaient nous poursuivre jusqu'ici. 0 ciel ! je frémis pour ma mère.
LA MÈRE
Tu frémis pour ta mère , fdle infortunée ! tu ne songes point à tes propres chagrins ; tu ne t'affliges que de mes peines. Mais, mon enfant, les tiennes sont
aussi là. El!c ta serre contre fou nr v: Ma fille, SOllffrOllS,
mais ne nous décourageons jamais.
CAROLINE
Votre Caroline sera toujours digue de vous.
LA MÈRE
Ah ! je n'en doute pas. J'aurais voulu assurer ton bonheur aux dépens de ma vie ; niais ruinée , sans bien, sans espoir peut-être...