SCÈNE I
THÉODORE entre par la porte du fond et vient en sautant.
Heureux Théodore ! heureux Théodore !... Je suis dans une joie , dans une ivresse ; la tête m'en tourne. Ah ! la céleste créature ! quelle douceur ! quelle modestie ! et quelle grâce ! Je ne parle pas de sa figure , c'est un ange. Quels yeux ! une taille , et puis ce souris enchanteur, et puis une mélancolie si douce , une mère si respectable , un frère mon meilleur ami , j'épouse tout cela : je rends hommage à l'amour, à l'amitié, à la vertu. Je comble de biens tout ce qui m'est cher, et mes parents ne pourront pas faire un plus noble usage de leur fortune.