‹ Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VIChapitre 11 sur 199 · Briqueville-la-Blouete (Manche · texte numérisé non relu

Briqueville-la-Blouete (Manche

pieçà exposé, que volentiers feroit fortiffier et emparer une sienne place close de fossez, assise en la parroisse dudit lieu de Briqueville, et que se ladicte place estoit fortifiée et tenable à l'encontre de noz ennemis, ce seroit le prouffit de la chose publique et des manans et habitans de ladicte paroisse, qui est assise en frontière de noz diz ennemis, loingde forteresse de nostre obéissance, et que plus aisiement, ou dit lieu, retraire se pourroient que en autre forteresse. Et pour ce, aions mandé à nostre bailli de Costentin, ouquel bailliage ladicte place est assise, que appelle nostre procucureur et autres qui feront à appeller, il se informast du prouffit ou dommage qui à nous, à la chose publique, aux diz habitans et au pais leur pourroit estre, se ladicte place estoit fortiffiée et emparée, et l'informacion sur ce faicte, renvoiast enclose soubz son seel ou contreseel pardevers nous ou nostre amé et féal chancellier, afin que, veue par nous ladicte informacion, y feust pourveu comme de raison nous semblerait à faire. Ce que fait a

(Suit l'autorisation.)

Orléans, avril 1388.

(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg JJ. 132, pièce 202.)

Permission de fortifier V hôtel de la Rivière ,

en la chatellenie de Garent an.

Paris, juin 1400.

Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'humble supplicacion de nostre bien amée Ysabeau de Meulent , dame de Thieville, conte-

nanl : Comme elle ait en sa terre et baronnie du Honimet *, en la chastellenie et viconté de Carentan, un hostel, appelle l'ostel de la Rivière, lequel est assis en belle et notable place d'ancienneté. Et il soit ainsi que ladicte suppliante, pour le bien et prouffit et seureté d'elle et de ses bostes et subgez, ait entencion de faire emparer et fortiffier ledit hostel de la Rivière, ou cas toutesvoies que sur ce nous vouldrions octroyer noz lettres de congié et licence, requérans humblement ycelles. Pourquoy, nous inclinans à sasupplicacion , de nostre certaine science et grâce espécial , avons donné et octroyé, donnons et octroyons par ces présentes à ladicte dame, congié et licence, auctorité et puissance, de faire fortiffier ledit hostel de la Rivière et mectre en tel estât, qu'il soit et puist estre deffensable et estre gardé et emparé en temps de guerre et autrement, tellement que dommage ou inconvénient n'en puist avenir à nous ne au pais d'environ. Si donnons en mandement par ces présentes au bailly de Couslentin et à tous noz autres justiciers et officiers présens et avenir, ou à leurs lieuxtenans et à chascun d'eulx, si comme à lui appartendra, que ladicte dame de Thieville, ses hoirs et successeurs ou ayans cause, facent , seuffrent et laissent joir et user plainement et paisiblement de nostre présente grâce et octroy, sanz l'empescher, faire ne souffrir estre empesché en aucune manière au contraire. Et afin que ce soit chose ferme et estable à toujours mais , nous avons fait mectre à ces présentes nostre seel , sauf en autres choses nostre droit et l'autrui en toutes.

i . Le Hommet (Manche) .

il o

j/, RÈGNE DE CHARLES VI.

Fait et donné à Paris, ou mois de juing, l'an de grâce mil cccc et de notre règne le xxe. Par le Roy,

G. Barreau.

(Arch. de PEmp. Très. <Ies Ch, Reg. coté JJ. 155, pièce 221 .)

Prisons seigneuriales.

Paris, juillet 1385.

Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Que comme, nous, pour certaines et justes causes qui ad ce nous meuvent, aions ordené à prandre es prisons de nostre amé et féal le sire de Partenay, en son chastel de Partenay ', Marie de Bourbon, et semblablement une autre femme nommée Perrette de Satigny, demourant oudit chastel de Partenay, laquelle est de la farrule dudit sire de Partenay, lesquelles nous voulons estre admenées en notre chastellet de Paris pour en ordener par nous ou nostre court de parlement, si comme bon nous semblera. Nous, considéré que nous avons réservé, et pour cause, à nous ou à nostre dite court congnoissance du cas pour lequel nous avons ordené à faire la dicte prise, avons octroyé et octroyons par ces présentes de grâce espécial audit sire de Partenay, que les dictes prises ne chose qui s'en ensuy ve pour occasion d'icelles, ne porte ou puisse porter, ores ou pour le temps avenir, aucun préjudice audit sire de Partenay, à sa juridiction et justice, ne

\ . Partlionay {Deux-Sèvres).

de ses successeurs, seigneurs du dit lieu. Et pour que ce soit ferme chose et estable à tous jours, nous avons fait mettre nostre seel à ces présentes lettres, sauf en autres choses nostre droit et l'autruy en toutes. Donné à Paris, ou mois de juillet, l'an de grâce mil ccc nu", et cinq, et de nostre règne le quint.

Par le Roy, à la relacion du Conseil ouquel Vous, mons. le chancellier du Dalphiné et plusieurs autres estiez.

Mauloue.

Mariages de nobles.

Vincennes, mars 1 381 .

Charles, etc. Savoir faisons à touz présens et avenir. De la partie de Guillaume de Bailleul, escuier, nous avoir esté humblement exposé.

Que comme environ la feste de Saint-Mor l derrenièrement passée, Galeran de Bailleul , son frère germain, fust venuz devers lui en sa maison à Bailleul2, et eust demandé conseil sur ce qu'il avoit empris d'espouser la dame de Sauchay 3, qui fu femme de feu Henry des Loiges, jadis escuier. Auquel Galeran, Guillaume respondi , que se il la povoit espouser, il seroit assez richement marié , combien que ce ne' fust pas en tèle ne si grant ligné comme audit Ga-

1. Le 15 janvier. — 2. Bailleul (Eure). 3. Lisez Saussay, comme plus bas.

lerau appartenoit, et que s'il emprenoit ce fait à faire, que il le feist en tèle manière que il n'y eust point de reprise , car c'estoit grant fait à entreprendre se il n'estoit sagement fait. Après lesquèles paroles, comme quatre ou cinq jours après, ledit Galeran retourna devers le dit Guillaume, exposant, accompaigné de ira gentilz hommes, à tout un varlet, d'un prestre et de son varlet, en requérant audit exposant que il lui prestast un de ses varlels pour aler au Bec-Hélouin 1 quérir un gentil homme pour venir avecques lui et en sa compaignie lui aidier à parfaire ledit mariage. Lequel exposant lui bailla un de ses variez, qui ala incontinent audit lieu de Bec quérir le dit gentil homme, et revindrent tuit en la maison dudit exposant. Auquel ledit Galeran, acompaigné comme dit est, dist que comment qu'il feust et quelque chose qu'il en deust avenir, il vouloit espouser ladicte dame puis qu'il l'avoit empris, en le priant que sur ce le voulsist conseiller. Lequel exposant, véant ledit Galeran en si grant volenté dudit fait, lui dist que il gardast bien que il n'entrepreist chose dont il ne venisl à chief à son honneur, el que autrement trop grant meschief en pourroit avenir à lui et à touz ceulz de sa compaignie. Et lors ledit Galeran lui requist qu'il lui voulsist prester de ses chevaux et faire finance de vestemens et de ce que il falloit à tel cas, et les envoier à la chapelle de Saint-Ferrieul. Lequel suppliant, pour l'amour naturèle qu'il avoit à sondit frère, lui presla de ses chevaux et vestemens, et yceulz envoia par un clerc qui estoit au prestre de Bailleul, acom-

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