‹ Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VIChapitre 57 sur 199 · Fismes [Marne · texte numérisé non relu

Fismes [Marne

avoit la charge de la garde d'icelle tour. Durant lequel temps, Berlaut Blesse et Gérardin Muisson, variez dudit chevalier, eussent dit audit Henry, que en ladicte tour eussent aucuns coffres appartenans à aucuns Armignas; cestassavoir à feu Alain Pride, qui fut décapité à B raine, et à Marguerite, naguères femme de Jehannin Guichart, fermière de feu Thomas de Larzis, chevalier, qui avoit bouté le feu audit lieu de Fymes et avoit esté décapité à Laon pour avoir tenu le party desdiz Armignas, si comme l'en dit. Lequel Henry, après ces choses ainsi données à entendre, tempté de mal esperit, etc. . . .

(Vol , suivi de rémission , adressée au bailli de Vitry et au prévôt de Paris.)

Paris, octobre 1418.

(Arcb. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. ICO, pièce 217.)

GVII

Cas de flagrant délit d"1 adultère.

Paris, juin 1381.

Charles, — Que comme le mardi après Pasques derrenièrement passé, ledit suppliant se fust parti de son hostel pour aler en ses besongnes, et au retour d'icelles trouva l'uis de son hostel fermé, lequel il ouvry à son coustel, et quant il fu ouvert entra dedens, où il trouva le cheval d'un nommé Jaquet Heusart en son estable, dont il fu moult esbahy. Et après ce ala en son solier, où estoit son lit, ouquel il vit ledit Jaquet sur sa femme, couchez charnelment. Et lors ycellui suppliant, esmeu et courrocié de ce que dit est, et

aussi qu'il estoit si prez de Pasques, sachasa dague et en féry ledit Jaquet sur sadicte femme, par le corps, dont mort s'est ensuie assez tost après en la personne dudit Jaquet. — Nous avons donné et donnons congié, povoir et licence à nostre très chère et très amée tante, la duchesse d'Orléans, soubz qui juridiction le dit suppliant est demourant, que elle lui face ou puisse faire sur ce grâce telle comme il lui plaira —

Paris, juin 1381.

,(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg JJ. 119, pièce 105.)

GVIII

Adultère. — Séparation de corps.

Paris, 28 mai 1388.

Charles, etc. Savoir, etc. Que par aucuns des amis charnelz de Marion du Cyne, femme de Jehan du Cyne, demourant en la prévosté de Chasteauthierry, nous a esté exposé :

Que comme jà pieçà, par mauvaise temptacion et par l'ennortement de Tassin d'Ardre, serviteur et familier de nostre amé et féal cousin, le sire de Fère, duquel ladicte Marion estoit femme de corps, ycelle Marion eust délaissé ledit Jehan son mary et feust alée avec ledit Tassin, qui la tint certain temps en concubinage. Par quoy, sondit mari et elle, furent séparez par l'église, et leurs biens partiz et divisiez entr'eulx. Et depuiz ladicte séparacion, ycelle Marion soit retournée demouier avec son dit mari, par bonne amour et par accort fait ensemble. Et il soit ainsi, que depuiz ycellui retour , un appelle Perrinet Bonin , autrement dit

le Mauvais, meu de volenté desordenée, voulant ycelle Marion mectre à plus grant deshonneur, se soit efforcié et ait mis grant peine de avoir sa compaignie charnelle, et aussi de son avoir. Et pour ce qu'elle ne s'i vouloit consentir, l'ait par plusieurs foiz batue crueusement, et ou desçeu d'elle et malgré soy, feust alez ycellui Perrinet pour celle cause, par plusieurs foiz, céléement, en la maison de ladicte Marion. Et pour ce s'en feust dolue et plainte ycelle Marion audit sire de Fère ou à ses gens. Dont il advint que à certain jour, à un matin, ledit Tassin d'Ardre et aucuns autres serviteurs dudit sire de Fère, alèrent en l'ostel d'icelle Marion, ouqueî ils trouvèrent ledit Perrinet Bonin, dit le Mauvais, que ladite Marion y avoit fait venir pour ceste cause. Lequel Perrinet ils prindrent et emmenèrent ou chastel de Fère, ou quel lieu il fut questionnez et mis à gehine, et illee ala de vie à trespassement, si comme l'en dist

Paris, 28 mai 1388.

(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 132, pièce 223.J

Rémission pour une femme coupable cV adultère avec un prêtre, lequel avait tué un homme qui les avait surpris.

Paris, août 1408.

Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. A nous avoir esté humblement exposé de la partie du mary et amis charnelz de Robine, femme de Estienne le Maçon, de la parroisse de Bellencombre1 :

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