Viarmes (Seine-it-Oise
en a descharge et bonne quittance, si comme il dit, nous lui vueillons sur ce extendre nostre grâce, Nous,
ces choses considérées, etc
Donné à Paris, ou mois de février, l'an de grâce mil trois cent quatre vins et un et de nostre règne le second.
Es requestes de l'ostel.
P. deMontyon. Evrardus.
(Arch de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 121, pièce 199.)
GXXII
Outrage aux mœurs à Bouffenwnt, canton de Montmorency. Paris, 2 mars avant Pâques 1381.
Charles, etc. Savoir faisons à touz présens et avenir. Nous avoir receue l'umble supplicacion de Michaut de Luat, boscheron , de l'aage de xvm ans ou environ, à présent povre prisonnier de noz bien amez les religieux de Saint Martin -des-Champs, et demourant en leur ville et juridiccion de Bouffemont, contenant :
Que n'agaires, ainsi qu'il venoit de boire en compaignie et qu'il estoit aucunement surmonté de vin, et passoit par devant la maison Guillot-Qui-Dort, semblablement boscheron, son cousin, en entencion de s'en aler en sa maison paisiblement, il trouva d'aventure la femme dudit Guillot et celle d'un appelé Jehannin le Torcheur, lesqueles femmes lui demandèrent s'il leur donrroit d'une pinte de vin. Aus queles en soy trayant près d'elles il respondi que : oyl. Et entrèrent en l'hostel du dit Guillot, où l'une d'icelles
femmes, qui apperçut la chausse dudit Michaut aucunement estre descosue, par esbatement et sans penser à aucun mal, si qu'il est à présumer, la descousi plus avant qu'elle n'estoit. Et lors se parti la femme dudit Torcheur, d'icellui hostel. Et démoulèrent, ledit Michaut et la dicte femme dudit Guillot, jouans ensemble, tant que le pie d'une forme, sur quoy ils s'asseoient, rompy, dontladicte femme chey à terre, et ledit Michaut sur elle. Et lors, icellui Michaut, ainsi chargié de vin, lui reboursa sa robe, et en lui estoupant la bouche, s'esforça d'avoir à elle compaignie charnelle. Mais il ne put, pour ce qu'il estoit yvres et ne savoit qu'il faisoit. Et jasoit ce qu'il n'y eust autre offense, et que pour ce qu'elle se print à crier haro ! la laissast aler sanz autre chose faire, et mesmement que partie ne lui en demanda rien, toutefois il a esté sur ce cernons et adjorné de main mise audit Saint- Martin, à certain jour. Auquel, il, qui tenoit et tient avoir en ce peu offensé, s'est comparu bénignement. Et sur ce, soit détenu prisonnier, comme dit est, sans ce que les diz religieux, ou leur maire pour eulx, vueillent procéder à sa délivrance, si qu'il dit. Implorant sur ce nostre grâce etc....
(Suit la rémission qui porte cette clause :)
« Et afin que doresnavant il se garde de ainsi faire, nous voulons et ordenons qu'il soit batuz tout nu de verges bien durement et asprement en sa prison, et avec ce qu'il soit et demeure en ycelle prison à un moys au pain et à l'eau. Et aussi nous plaist et voulons que les religieux dessus diz, ou leur dit maire pour eulx, lui facent sur ce telle grâce qu'il leur plaira,
sanz préjudice de leur juridiccion. Si donnons en mandement à nostre prévost de Paris, etc..
Donné à Paris, l'an de grâce mil cccc nu" et un et de nostre règne le second, ou mois de mars avant Pasques.
Par le conseil ,
P. Briet. G. Guérout.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 120, pièce 152. )
Mœurs. — Servante qui favorise la mauvaise conduite de sa maîtresse.
Livry en Launoy, 6 septembre 1382.
Charles etc. Savoir faisons à touz présens et avenir. Nous avoir esté humblement exposé de la partie de Huguecte de Langres :
Que comme la femme de Audrienet de Lyons eust envoyé quérir par ladicte Huguecte un coffre, que par avant elle avoit envoie en un certain lieu. Ou quel coffre rapportant par devers la dicte femme d'icellui Audrienet, sa maîtresse, ledit Audrien demanda à ladicte Huguecte dont elle venoit. Laquelle lui respondi qu'elle venoit de quérir le dit coffre du lieu où sa dicte maitresse l'avoit fait mettre. Par quoy icellui Audrieufîstmectre en prison ladicte Huguecte en nostre Chastellet de Paris. Laquelle a confessé, que par avant elle estoit alée par plusieurs foiz avec sa dicte maîtresse quant elle aloit veoir un homme qu'elle amoit par amours. Et aussi a confessé que le dit compaignon avoit couché par deux nuys avec et en l'ostel de sa
dicte maîtresse. Pour quoy icelle Huguecte a esté condempnée à mectre et tourner au pilori, si comme elle dit. Requérant humblement etc —
Donné à Livry en Launois, le vie jour de septembre, l'an de grâce mille ccc un" et deux.
(Arch. del'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ . 121, n<> 142.)
Mœurs de mendiants.
Paris, septembre 1382.
Charles, etc. Savoir faisons à touz présens et avenir. Que comme nagaires, feu Jaquemin Gobillet et Marion la Garnière, née de Paris, lesquelz ont esté ensemble sanz mariage, alanz par le pays, l'espace de deux ans ou environ, pourchassans leur vie des aumosnes des bonnes [gens], et de ce que ledit feu Jaquemin povoit gaigner à dire beaux diz, dont il s'entremettoit, se feussent accompaignez en retournant du Mont-Saint-Michiel, avecques un homme mendiant, appelle Geoffroy de Bretaigne, si comme il disoit, lequel estoit fort homme et de grant corpulance, etportoitune bande de fer autour de son corps à sa char nue, et disoit qu'il estoit penancier1. Et eussent esté ensemble les diz Jaquemin, ladicte Marion et le dit Geffroy, par le pays, depuis le xve jour du mois d'aoust derrenièrement passé, jusques au lundi ensuivant que il arrivèrent et jurent2 en la ville de
i . Qu'il estoit penancier ■ c'est-à-dire pénitent. 2. Jurent, couchèrent.
Basoches-Gouet1. Et lendemain eussent beu ensemble, et se feust loué le dit breton audit Jaquemin, par ainsi que le dit Jaquemin devoit avoir l'argent qui au dit breton seroit aumosné jusques à Pasques prochainement venant, parmi cinq francs qu'il lui paieroit. En faisant laquele marchandise ilz burent si oultrageusement, que quant ilz se furent parti/ de la dicte ville de Basoches, environ heure de nonne, ledit breton dit qu'il cognoistroit charnelment la dicte Marion. Laquele, et aussi le dit Jaquemin, distrent que non feroit. Et le dit breton dist au dit Jaquemin, qu'il lui feroit oster la dicte Marion par le premier garnement qu'il trouverait. Et non content de ce, pour tant que le dit Jaquemin lui dist qu'il mentirait et qu'il n'estoit mie en sa puissance, ycellui breton lui getta une pierre parmi la jambe. Et ledit Jaquemin après ce, le féry de son baston parmi les reins, et ledit breton le print au visaige et le fist saigner, et lui donna plusieurs cops de poing. Et quant il se furent longuement entretenir et entrebatuz, ledit Jaquemin affouy à son baston et en féry ledit breton, et dist à la dicte Marion, qui tenoit un petit chevalet2 qui portoit leurs paniers, que elle lui aidast. Laquele meue d'amour, et qui ne vouloit en aucune manière consentir que le dit breton eust sa compaignie charnelle, eust feri de son baston plusieurs cops ledit breton, en aidant ou dit Jaquemin. Et après ce, se feussent partiz les diz Jaquemin et Marion du dit breton. Et lendemain, à Brou', où le dit breton ala à son pie, et se plaigny de la dicte