Courgis {Yonne
In t
le demourant d'icelle ville. Lesquelz supplians et Milon Tbierriot, eulx courrociez et actainez desdictes menaces et détestables paroles, et meuz delà grant perte qu'ilz avoient et ont eue et soufferte d^icelles gens d'armes, et que la maison dudit cousin d'iceulx supplians avoit esté et estoit ainsi brûlée, et afin que ledit compaignon ne persévérast plus en son malvais et dampnable propos , eulx garniz en leurs mains cbascun d'une bucbe de quatre piez de long ou environ, frappèrent sur ledit compaignon et le bâtirent tèlement, que assez tost après il alla de vie à trespassement. Et ce fait, iceulx supplians et ledit Milon Tbierriot, pristrent les biens dudit trespassé , qui valoient douze francs ou environ, avec cinquante solz tournois en deniers quHls trovèrent sur lui; et retindrenl lesdictes cboses Tespace d'tm mois ou environ. Etjusques à ceque Jeban Lalement, serviteur et familier de nostre amé et féal cbevalier , Aymé de Cboiseul , baill y de Cbaumont en Bassigny, parla ausdis supplians et Milon , et leur demanda iceulx biens dudit trespassé, en l^^ur disant qu ilz les lui baillassent seurement, et que jamais n'en seroit parlé. Lesquelz biens lui furent tous bailliez et délivrez. Aussi ne s'estoit et s'est apparu, (lui réclamast iceulx biens à lui appartenir. Etsanzce que lesdis supplians en aient aucune cbose retenu ne appliqué à leur prouffit. Pour lequel fait lesdis supplians se sont absentez dudit pays, etc. . . .
(La rémission adressée au bailli de Sens et d'Auxerre.)
Paris, août 1418.
Arch. del'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 160, pièce 169.)
LUI
Pillards.
Vers 1419.
Charles, par la grâce de Dieu roy de France. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'umble supplicacion de Jehan Malpoy, nostre sergent ou bailliage de Mascon :
Que comme depuis cinq ans ençà ou environ, plusieurs gens d'armes routiés, eulxdisans estre, aucunesfoiz au bastard de la Guiche, autresfoiz à Jehan de la Ferté, et autrefoiz à Jehan Grand^ et autreffoix à Regnault de Mauconniz, aient conversé la plus grant partie dudit temps oudit bailliage de Mascon, et espécialment en la chastellenie de Mon teint et de Châlon, logant de village en village, sans faire autre exploit, estans en un chascun logeis im ou v jours, ont efforciez femmes, boutez feux en maisons, rançonné et batu les povres gens. Et en ceste année ont esté logiez en deux povres villages estans oudit bailliage, appeliez Saint-Jehan et Saint-Denis de Vaulx, par plusieurs foiz et si souvent qu'ils ont destruit pour le tout les povres laboureurs estans esdiz villages, et à la fin les ont rançonnez, en xv jours par deux foiz, à Tune des fois de XX frans, et à l'autre foix de x frans, emportées les robes et linges desditz povres laboureurs et espécialement les robes , chausses et chapperon dudit suppliant. Et il soit ainsi que le jeudi avant la feste de la Concepcion Nostre-Dame derrenièrement passée, Jehan de Tanart, capitaine de Montagu pour nostre très
iiO
cher et très amé, filz et cousin, le duc de Bourgongne, pour cause desdictes rançons et autres malfaiclures, print deux variez, eulx estans en estât de gens d'armes, eulx disans de la route dudit Jehan de la Ferté, et iceulx emprisonna au lieu de la Chappelle de Villers, qui est de la chastellenie de Menconis. Auquel temps, ledit povre suppliant avoit porté dudit lieu de Saint- Denis dix frans pour la seconde rançon dessusdicte audit Jehan de la Ferté, qui estoit logié en un village appelé Dieu le Gart. Et en lui retournant, il trouva en son chemin, audit lieu de la Chapele, ledit capitain de Montagu qui détenoit lesdits deux variez. Et sur ce meurent plusieurs paroles ensemble, et à la parfm, eulx doubtans que lesdis variez ne féissent dommage au pais pour raison de ladite prise, les menèrent noyer et souffrir mort en ung estant, appelé Tétang de Verrières, près de ladicte Chapele. Et demeurèrent tous les biens d'iceulx, audit capitaine, excepté six gros et une espée, qui pourroit bien valoir un franc, qui demoura audit suppliant. Pour occasion duquel cas....
(La pièce, dont les formules sont abrégées à la fin, ne donne pas la date. Mais ces lettres se trouvent entre une pièce de 1419 et une autre de 1420.)
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 172, p. 28.)
Pillards.
Paris, février 1421.
Charles, par la grâce de Dieu roy de France. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avons receu
êh
GLERRE. Hl
l'umble supplicacion des parents et amis charnelz de Guiot TAdvocal, homme d armes, Jehan Savenue,etc., tous demourans naguères en la ville et parroisse de Malau\ assez près de Brenne en Brenoys, contenant ;
Que environ la feste de l'Ascencion Noslre-Dame derrenierement passée \ avoit ou pais de Champaigne très grant quantité de gens de compaigne, dont les uns se disoient au Bastard delà Baulme, et les autres a Clavin dit Clou, les autres à Jehan du Clou, et les autres à autres divers capitaines de diverses marches, nacions et pais. Lesquelz gens de compaigne avoient fait et faisoient chascun jour telz et si énormes maulx que c'est une piteuse chose à raconter, à noz bons, vrays et loyaux subgiez, qui tout leur temps avoient tenu et tenoient le bon et vray parti de nous et de feu nostre très chier et très amé cousin, le duc de Bourgogne, et depuis sa mort, le parti de nous et de noz très chiers et très amés filz, le roy d'Angleterre, héritier et régent de France , et le duc de Bourgogne qui à présent est. Et entre les autres choses, le jour de la penthecouste, etc. . . .
(Rémission pour un cas de pillage, adressée au bailli de Chaumont.) Paris, février 1421.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 172, n° 37.)