‹ Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI [microform]Chapitre 114 sur 264 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

Cuisinier en faute, Troyes, mars 1419.

Charles, parla grâce de Dieu roy de France. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'um-

ble supplicacion de Guillaume Boy^In, de Villory, en la comté de Bourgogne, aagié dexxv ans ou environ, chargié de femme, serviteur de nostre amé et féal chevalier , Richart de Villeneufve , et de Ysabel, dame dudit lieu de la Villeneufve et de Soixefontaine , contenant :

Que le lundi lendemain des Brandons, derrenière-

ment passé, ledit suppliant estant au service de ladicte dame, oudit lieu de Soixefontaine, à Veure de souper, et ladicte dame estant à table, pour ce que le poisson et saulse dont ladicte dame devoit estre servie esloient mal ordonnez, et que de ce ladicte dame estoit courroucée, icelui suppliant dist à un nommé Paris, que c'estoit la faulte de Jehan Phelebert de Laingnecourt, queux d'icelle dame, laquelle pour faire ladicte saulce avoit baillié assez saffren pour mettre en ladicte saulce. Et vint ledit Paris audit queux , qui avoit assez bien heu, et lereprint de la faulte que avoit esté faicte ou cuisage et saulse dudit poisson. Et survint ledit suppliant en la cuisine où estoit ledit Jehan Phelebert, et demanda du poisson pour servir ladicte dame. Mais icelui Pliilebert print et comniança à l'injurier, en lui disant : « Sanglant garçon, ribault, pourchier, et plusieurs autres paroles injures. )^ ....

(Querelle, combat. - Le queux tué d'un coup de pierre. — Rémission adressée au bailli de Chaumont.)

Troyes, mars 1419.

(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. JJ. 172, pièce 15.)

Rémission pour un homme gui aidait Juré le vilain serment dans un moment de colère., causée par la joie indécente de ses enfants a la mort de leur mère,

Paris, mai 1388.

Charles, etc. Savoir, etc. De la partie des amis charnels de Oudart des Quipples, demourans à Vermans*, à nous avoir esté exposé :

Comme environ la fesle de Saint Martin d'iver dereenièrement passée, la femme dudit Oudart soit alée de vie à trespassement. Et pour ce que le jour que ladicte femme fut enterrée, un fiJz et deux filles de ladicte deffuncte d'icellui Oudart, au soir d'icellui jour menoient grant joye et léesce de leur dicte mère qui estoit morte, pour la succession d'elle qu'ilz actendoient ou autrement, ycelhii exposant, comme courroucié de ce, dist aus dessusdiz fils et filles de ladicte défuncte, sa femme, qu'ilz se déportassent pour l'amour de Dieu de démener lèle joye puis qu'ilz véoient leur mère morte ; ou semblables paroles en substance. Et pour ce que yceulz filz et filles ne se vouloient désister de leur propos, ycellui exposant les mist hors courtoisement de sa chambre, et appuya l'uys d'icelle chambre sur lui. Et quant les diz filz et filles qui se efforcèrent de rompre l'uys d'icelle chambre et d'en-

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