‹ Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI [microform]Chapitre 116 sur 264 · Haillicourt [Pas-de-Calais · texte numérisé non relu

Haillicourt [Pas-de-Calais

Dieu pardoinl, fut logié en un sien chastel nommé Gasnoy,et pour avoir des Hz et autres choses néccessaires pour logier les gens de nostredit oncle, son fourrier print plusieurs liz et linsseulx dans ladicte ville de à de Haillicourt, en la présence dudit exposant. Et entre les autres choses print, ledit fourrier, un linsseul en l'ostel d'une femme de ladicte ville. Et quant nostredit oncle fut deslogié dudit chastel, et l'en voult rendre aux bonnes gens de ladicte ville à chascun ce que l'en avoit prins de lui, ladicte femme demanda deux linsseulx. Et pour savoir la vérité, l'en fist venir ledit exposant, qui avoit esté à la prinse, comme dessus est dit. Lequel dist, que en vérité l'en n'avoit prins de ladicte femme que un linsseul, ladicte femme affirmant l'opposite, disant que l'on en avoit prins deux. Et tellement s'eschauffèrent ledit exposant et ladicte femme, disant ledit exposant qu'il n'y avoit que un linseul, et ladicte femme disant le contraire, et tant que icellui exposant jura le vilain serment de Dieu et de la Vierge Marie. . . .

(Rémission.)

« Parmi ce qu'il sera tenu d'offrir en Tesglise parrochial de ladicte ville, devant l'image de la Glorieuse Vierge Marie, une torche ardent de quatre livres de cire. ...»

RÈGNE DE CHARLES Vï.

XGI

Suicide.

Paris, septembre 1413.

Charles, par la grâce de Dieu roy de France. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'umble supplicacion des parens et amis charnelz de feu Perrin le Vachier, bouchier, naguères demourant a CercellesS contenant :

Comme dimenche derrenièrement passé, au matin, ledit Perrin, qui par aucun temps avoit esté et estoit très griefvement malade; veu aussi Irespassé en sa présence deuv de ses enfans, avecques sa femme très fort malade, et qui avoit perdu la graigneur partie de ses biens par le fait et occasion des guerres, tèlement que à grant peine avoit-il de quoy nourrir lui, sadicte femme et enfans, et n'y avoit aucun qui le confortast et aidast en leur maladie. Pour lesquelles choses ou autrement, lui, tempté de l'ennemi, s'en ala, icellui delTunct, pendre à un arbre, où il mourut et estrangla. Pour occasion duquel fait, etc. . . .

(Le Roi fait grâce delà confiscation encourue. Les lettres adressées au prévôt de Paris.)

Paris, septembre 1418.

(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Rep. JJ. 170, pièce 154.)

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